Les milléniaux adhèrent aux valeurs coopératives

Un nouveau sondage réalisé par la firme Léger Marketing pour le compte du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) révèle que pour la majorité des milléniaux, les valeurs individuelles les plus importantes sont l’honnêteté et la transparence ainsi que l’altruisme, alors que celles-ci sont reconnues comme des valeurs fondamentales associées à l’ADN des coopératives. 

En fait, elles sont le fondement éthique des organisations coopératives.

Plus précisément, selon le sondage, 59% des jeunes âgés entre 18 et 34 ans ont identifié l’honnêteté et la transparence comme étant la valeur personnelle la plus importante pour eux, suivie de l’altruisme pour 51% d’entre eux et l’égalité/équité pour 45%. Plus loin derrière vient la sécurité, qui récolte 33% des résultats et dernier de la série, le pouvoir individuel, avec 9%.

L’étude démontre également que 61% des jeunes de la génération Y seraient intéressés à travailler pour une coopérative et, parmi ceux qui connaissent des organisations coopératives ou mutualistes québécoises, le taux grimpe à 74% des répondants. Chez les 21% qui déclarent ne pas être intéressés, 46% expliquent être déjà en poste ailleurs et 41% avouent mal connaître ces entreprises.

Globalement, ces jeunes reconnaissent les valeurs de solidarité, d’égalité et d’équité comme étant les plus étroitement associées aux valeurs et principes coopératifs (46 et 47% des participants). Ils affirment de surcroît que c’est la possibilité de participer au développement de la collectivité (48%) et tout simplement parce que ces valeurs sont celles qu’ils partagent (38%) qu’ils sont attirés par les coopératives comme milieu de travail.

De fait, ces résultats révèlent surtout que pour ces jeunes, contribuer à améliorer le sort des autres et agir avec intégrité représentent non seulement des valeurs personnelles, mais souvent des choix professionnels.

Démarrer leur entreprise

Par ailleurs, interrogés sur leur intérêt à se lancer en affaires, la majorité des jeunes sondés confient avoir un intérêt à devenir entrepreneurs (54%) comparativement à ceux que l’aventure entrepreneuriale n’intéresse pas (40%), les autres affirmant ne pas encore le savoir à ce stade-ci de leur vie. Selon leurs réponses au sondage, c’est le désir d’accomplissement personnel qui motiverait ces milléniaux à devenir entrepreneurs.

Somme toute, on remarque chez les jeunes de la génération Y un désir fondamental de chercher à faire une différence dans la société. Pour Gaston Bédard, président-directeur général du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité « il s’agit là de résultats très prometteurs, surtout lorsque l’on sait que les coopératives sont souvent méconnues. Dans cette perspective, poursuit M. Bédard, le CQCM souhaite s’assurer que nos programmes de développement soient de mieux en mieux ciblés vers la génération Y, que certains caractérisent de «génération la plus entrepreneuriale de tous les temps».

Plus d’intérêt pour l’entrepreneuriat dans les régions centrales

En dernier lieu, bien que les répondants du sondage aient été recrutés partout au Québec (Montréal, Québec, Est, Centre et Ouest du Québec), la firme de sondage n’a pas relevé d’écarts significatifs dans les réponses provenant d’une région à l’autre à l’exception de l’intérêt à démarrer une entreprise où l’on remarque un résultat légèrement plus élevé chez les individus des régions centrales du Québec, de pair avec un désir d’accomplissement personnel plus marqué.

L’enquête Léger a été réalisée au moyen d’un sondage Internet auprès de 601 Québécois âgés entre 18 et 34 ans; la marge d’erreur maximale est de plus ou moins 4,0%, 19 fois sur 20.

À propos du CQCM

Le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité représente l’ensemble des organisations coopératives sectorielles et régionales du Québec. Il compte parmi ses membres plus de 3300 coopératives et mutuelles lesquelles génèrent 110 000 emplois. Avec plus de 246 milliards de dollars d’actifs, ces entreprises participent de façon positive au développement économique et social du Québec, notamment parce qu’elles affichent un taux de survie doublement supérieur aux autres formes d’entreprises créées.

Pour en savoir plus sur le CQCM : www.cqcm.coop