L’épicerie zéro déchet a sa Grange au centre-ville

Par heleneruel
L’épicerie zéro déchet a sa Grange au centre-ville
Stéphanie Talbot et Émilie Beaudoin ouvrent La Grange samedi… en plein centre-ville.

Victoriaville représentant pour elles un terreau si fertile en matière de récupération et de compostage que les belles-soeurs Stéphanie Talbot et Émilie Beaudoin se sont empressées d’y implanter leur épicerie zéro déchets. Leur établissement s’appelle La Grange et il s’ouvre samedi… en plein centre-ville de Victoriaville, au 24 rue Carignan.

Le concept du «zéro déchet» est tellement dans l’air du temps que les jeunes entrepreneures étaient convaincues que si elles ne se lançaient pas maintenant dans l’aventure, d’autres le feraient très bientôt.

«On a amorcé nos premières démarches en mars parce qu’on voulait ouvrir en juin», précise Stéphanie.

L’épicerie n’était pas encore ouverte que les jeunes femmes l’avaient déjà inscrite au Circuit Zéro déchet (ZD) créé par Cindy Trottier, appuyée par la MRC Beauharnois-Salaberry.

La Grange est, après la coopérative La Manne, la deuxième entreprise victoriavilloise à s’inscrire à ce réseau, dont le répertoire ne compte encore que trois adresses au Centre-du-Québec. D’autres commerces, comme le Bulk Barn, s’ils ne figurent pas au Circuit ZD, n’en adhèrent pas moins à cette nouvelle tendance comme on en avait fait état il y a quelques semaines dans lanouvelle.net (http://bit.ly/2rzPD7J).

Stéphanie Talbot croit que d’acheter en vrac en apportant ses sacs ou ses contenants finira par devenir une habitude, un automatisme. «Comme l’ont été la récupération et le compostage. Amener le zéro déchet dans notre quotidien, c’est une bonne habitude pour soi et pour l’environnement», dit-elle.

Avant de créer leur commerce, les jeunes femmes en ont visité d’autres, tant à Sherbrooke qu’à Québec, ayant aussi mené leurs recherches sur le Net.

Et en ouvrant leur Grange au 24, rue Carignan, elles ont en quelque sorte «récupéré» un bien vieux bâtiment (1930) qui a surtout abrité toute une série de restaurants.

La Grange a d’ailleurs investi 300 000 $ pour acquérir et rénover l’immeuble, les frères Raphaël et Alex Martineau d’Alpha Bâtisseur, respectivement conjoints d’Émilie et de Stéphanie, ayant largement contribué à faire émerger l’épicerie.

Installée à Victoriaville depuis huit ans, ayant étudié en comptabilité et gestion au Cégep, Stéphanie Talbot réalise son rêve de devenir entrepreneure. Émilie l’était déjà en quelque sorte elle qui exploite une garderie à Warwick.

«La Grange? Le nom nous est naturellement, s’exclame cette dernière. Comme quand il s’impose à la naissance du bébé.» La Grange évoque que le bâtiment est ancien et, par définition, la grange est un lieu où on entrepose du blé ou de l’avoine, poursuit-elle.

La plupart des produits vendus à l’épicerie sont des denrées non périssables, comme des noix, du riz, des pâtes, des farines, des thés, des cafés. Il offrira aussi des fruits et des légumes, l’épicerie étant par ailleurs le point de chute des paniers de la ferme La Crue des eaux de Princeville.

La clientèle qui n’a pas encore acquis l’habitude d’apporter ses contenants pourra en ressortir avec des sacs… réutilisables ou compostables, les premiers étant vendus, les seconds étant gratuits.

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