Vanessa Lafleur-Chouinard repousse ses limites au Grand Défi

Par alexdrouin
Vanessa Lafleur-Chouinard repousse ses limites au Grand Défi
Vanessa a eu l'aide de ses coéquipiers pour traverser les nombreux obstacles.

Vanessa Lafleur-Chouinard était l’une des 2200 participantes au récent Grand Défi de Victoriaville. Lorsqu’elle a commencé sa course, il était 11 heures. Lorsqu’elle a franchi le fil d’arrivée, il était un peu plus de 14 heures. Vanessa est paraplégique.

Évidemment, elle n’a pas couru les 6 km de la course à obstacles, mais a plutôt été portée par une équipe de 12 personnes qui se relayaient pour la transporter grâce à une joëlette.

Par contre, elle a affronté 38 des 40 modules qu’exigeait la course. Les deux autres demandaient exclusivement l’utilisation de ses jambes.

Elle a dû abdiquer pour ces modules, mais pas pour les autres. Plus la course avançait et plus elle souffrait.

«Je me demandais c’était quoi la prochaine affaire qu’ils allaient inventer et dont j’allais devoir passer au travers», a soupiré la Victoriavilloise de 25 ans.

Le mur d’escalade a sans aucun doute été son plus grand défi de la journée. «Et en plus, j’ai le vertige!» Il faut avouer qu’elle a parfois été aidée par les membres de son équipe pour affronter les épreuves qui se dressaient devant elle, car cela tenait pratiquement du miracle de réussir à tout affronter seule.

«Quelques fois, je me plaçais en rampant sur les fesses», dit-elle. Lorsqu’elle a franchi le fil d’arrivée, elle était soulagée et, bien évidemment, fière d’elle. Mais aussi surprise. «J’ai vraiment réalisé que j’étais capable de faire plus de choses que je ne le pensais et que j’avais plus de détermination que je ne l’aurais imaginé», a-t-elle constaté.

«Même en fauteuil roulant, on peut faire la même chose que les autres et il y a toujours moyen de passer à travers les obstacles», a-t-elle ajouté.

«Tu as l’air d’une personne crinquée»

Avant son accident de motoneige il y a cinq ans causant l’éclatement de sa vertèbre D12 qui lui a fait perdre l’usage de ses deux jambes, Vanessa aimait bouger.

Tous les jours ou presque, elle allait courir dehors. Elle pratiquait aussi le snowboard et le basketball. C’est lors d’une démonstration de kayak adaptée, que la Ville de Victoriaville organisait à la fin du mois de juillet dernier, qu’elle a rencontré Éric Sévellec, le cofondateur de l’entreprise d’économie sociale Réseau Autonomie Santé. Cette rencontre l’a finalement menée au Grand Défi.

«Il est venu me voir en me demandant si j’étais assez crinquée pour participer à une course à obstacles, a raconté Vanessa. J’ai d’abord essayé la joëlette et je lui ai dit que s’il me trouvait une équipe, j’étais partante.»

Quelques semaines plus tard, elle affichait un large sourire peu de temps avant de prendre part à sa première course à obstacles. «Les seules limites que j’avais étaient celles dans ma tête», a conclu la maman d’un petit bonhomme qui célébrera bientôt son deuxième anniversaire.

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