Tarak Djian : un roman 30 ans plus tard

Tarak Djian : un roman 30 ans plus tard
Tarak Djian lance son roman intitulé On n'éteint pas le soleil. (Photo TC Media - Manon Toupin)

LITTÉRATURE. En publiant il y a quelques semaines son roman intitulé On n’éteint pas le soleil, Élie Tarakdjian, alias Tarak Djian, a complété un processus d’écriture entamé il y a 30 ans

En effet, l’histoire de Nelson, cet obèse qui a choisi le bonheur plutôt que le malheur, a été écrite il y a 30 ans. «Quand je l’ai repris, j’ai gardé l’époque. Je voulais monter la vie d’alors», a expliqué l’auteur en entrevue.

Ce roman a comme objectif aussi de montrer que même si un corps ne peut pas bouger, son esprit peut tout de même être très vif. «La mise en évidence de l’être et du paraître», ajoute-t-il.

Installé à Victoriaville depuis de nombreuses années, Tarak Djian est retraité de l’enseignement. Il occupe une partie de son temps à l’écriture et a intégré dans son histoire des références à la région. Par exemple, une partie de l’action se déroule à Sainte-Hélène et un personnage a reçu en cadeau une œuvre de Suzor-Coté… Tout cela malgré le fait que la majorité du livre se déroule à Montréal, que l’auteur parvient à bien décrire. Il ajoute aussi à son écriture quelques poèmes qui viennent parfaire l’histoire.

On n’éteint pas le soleil se veut aussi une histoire d’espoir quant à l’accessibilité du bonheur. Parce qu’en plus du couple obèse, le lecteur découvrira un unijambiste et plusieurs personnes «poquées» par la vie. Malgré les vicissitudes d’une existence ordinaire, l’espoir demeure parce qu’on ne peut éteindre le soleil. Chaque jour il se lève, peu importe ce qui est arrivé la veille.

Avec ses personnages, l’auteur souhaite raconter une histoire d’amour, un thriller et donner un exemple que plusieurs pourraient bien suivre. «Aujourd’hui, une personne obèse a des moyens pour changer, ce qui n’était pas le cas il y a 30 ans. Mais même des gens qui deviennent minces ne sont pas nécessairement plus heureux, malgré ce qu’ils croyaient», a-t-il découvert.

Ce roman est publié par la maison d’édition Molières, qu’il a démarrée il y a une vingtaine d’années. Tout de même, il a soumis son manuscrit anonyme à plusieurs lecteurs avant de décider de le publier. «S’il n’avait pas plu, je ne l’aurais pas édité», ajoute-t-il. Le dessin de la page couverture, quant à lui, est l’œuvre d’Isabelle Langevin, artiste de la région aussi.

Un lancement est prévu, le 15 avril à 18 h 30, au café Méridien du Buropro. D’ailleurs, le roman de 477 pages sera disponible à cet endroit.

En offrant ce livre, 30 ans plus tard, l’auteur souhaite qu’il soit lu par le plus grand nombre et estime que l’histoire a tout pour devenir un drame cinématographique. Il se rendra aussi dans plusieurs salons pour en faire la promotion.

Même si son roman est disponible depuis peu, il procédera à un autre lancement à la fin du mois de mai. Son deuxième roman (mais son troisième livre puisque le premier écrit traitait de l’enseignement), intitulé La dernière femme, a cette fois comme prétexte le tabou du crime d’honneur. «Il s’agit d’un suspense qui raconte les conséquences d’un crime d’honneur sur deux personnes», annonce-t-il.

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