Le Parminou mise de plus en plus sur son talent

VICTORIAVILLE. Plutôt que d’opter pour des grandes vedettes ou des artistes de la relève, le Parminou mise de plus en plus sur son talent théâtral pour son cabaret-théâtre et avec succès si on se fie à la salle remplie de supporters lundi soir.

En effet, le public était encore au rendez-vous pour cette 22e soirée annuelle tenue au Colisée Desjardins et qui a permis d’amasser une somme d’environ 45 000 $ pour boucler son budget d’opération.

Le codirecteur François Roux n’a pas manqué de mentionner que les gens étaient toujours solidaires au Parminou et connaissaient de plus en plus la mission de ce théâtre d’intervention. «Nous réussissons à remplir la salle, mais c’est plus difficile. Nous sommes donc contents du résultat», a-t-il expliqué.

Pour ce spectacle (qui a duré 2 heures pile tel que promis), une grande scène, ouverte sur les côtés, montrait les coulisses, la démarche et la mécanique de tout le spectacle. Les musiciens, sous la direction de Francis Gaulin, étaient bien en vue à l’avant de la scène, au niveau des spectateurs. Un espace de danse avait même été aménagé pour permettre à quelques chanceuses de faire des pas de danse avec le crooner et coprésident d’honneur, Christian Bégin.

L’animation de la soirée était assurée par Hélène Desperriers qui, sans jamais sortir de scène (ou presque) a incarné quelques personnages bien connus du Parminou, dont Lulu et Éva Guetté. Christian Bégin, quant à lui, a aussi été présent presque toute la soirée, bien installé, souvent au bar aménagé sur la scène, prêt à répondre aux questions ou encore à jouer un rôle, selon ce qu’on lui demandait.

Quelques extraits de pièces du théâtre d’intervention ont été présentés, question de montrer l’ampleur du travail réalisé par le Parminou depuis 42 ans (le 18 mai). Que ce soit Le compteur d’escalopes, La doublure, Des miettes pour les pigeons, Mon royaume pour une carotte ou Arrête M’harcel, les pièces sont toujours aussi actuelles et ont permis de faire valoir le talent de plusieurs comédiens.

La soirée a également été l’occasion de voir deux extraits du documentaire récemment lancé et qui s’intitule Le théâtre Parminou, 40 ans d’histoires (réalisé par Isabelle De Blois).

Le cabaret-bénéfice s’est tenu sous la coprésidence d’honneur du comédien Christian Bégin et du directeur général de La Nouvelle Union, de L’Avenir de l’Érable et du www.lanouvelle.net, André Tremblay. Pour M. Bégin, la participation allait de soi, tout simplement parce qu’il a commencé sa carrière de comédien au Parminou et que, pour lui, ce théâtre d’intervention a du sens.

Du côté d’André Tremblay, c’est pour faire sa part dans un milieu fortement engagé et qui l’inspire qu’il a accepté la tâche. C’est également parce qu’il considère que le Parminou fait des choses exceptionnelles qu’il a prêté son nom. Il a même accepté de monter sur scène le temps de se faire chanter la pomme par les trois femmes du Brassières Shop.

Parce que, outre les comédiens du Parminou, les spectateurs ont pu apprécier la participation de ce groupe formé de Geneviève Bilodeau, Dominique Pétin et, une ancienne du Parminou, Marie-Ève Pelletier. Celles-ci sont montées sur la scène à deux reprises, interprétant en tout quatre chansons.

Une autre chanteuse a voulu être de la soirée. Il s’agit d’Émie Champagne, cette Victoriavilloise qui s’est récemment rendue en demi-finale de l’émission La Voix. Elle a interprété Ne me parlez plus d’elle avec une grande émotion, s’accompagnant au piano comme elle l’avait fait lors du concours Cégeps en spectacle.

L’imitateur Pierre Verville, un autre produit local puisqu’il est originaire de la défunte Arthabaska, était aussi invité à la soirée et a pris différentes voix pour mettre du piquant. Il a d’ailleurs fait une imitation assez troublante de Christian Bégin alors qu’il se retrouvait à ses côtés. Le principal intéressé a reconnu son intensité dans l’imitateur.

Côté physique, deux prestations ont impressionné. Le Duo Reflex a permis de montrer la force de Nicolas Bouchard-Bellemarre et Marie-Michèle Pharand et le Quotuor Stomp (Nicolas Audet, Jonathan Julien, Antoine Morin et William Poliquin-Simmus) a présenté un numéro aussi amusant que surprenant.

Même si le Parminou est à se construire un nouveau centre de diffusion, il n’en demeure pas moins que sa situation demeure toujours fragile. Cette soirée-bénéfice est toujours primordiale et il semble que la population est de plus en plus consciente de l’importance de ce théâtre dans le paysage victoriavillois. Encore une fois, les organisateurs de la soirée ont fait preuve d’initiative afin d’offrir un spectacle qui sort de l’ordinaire et qui permet de mettre en valeur plein de talents. L’objectif de la soirée était aussi de faire connaître le Parminou qui rayonne partout au Québec.

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