Le Parminou sort de sa zone de confort

Par stevenlafortune

VICTORIAVILLE. Pour une rare fois, le théâtre Parminou a délaissé les pièces d’intervention au profit d’un projet qui sera dévoilé au grand jour en septembre.

Tomber en l’air n’est pas une œuvre comme les autres. Tout d’abord parce qu’elle a été pensée pour les enfants… et par des enfants.

En fait, l’écrivaine victoriavilloise Maryline Perreault s’est inspirée des récits racontés par des étudiants de 6e année sur leurs propres réalités lors d’ateliers de deux heures. Relations amoureuses, intimidation et culpabilité, voilà quelques exemples de sujets traités.

«Maryline a été excellente pour bien cerner l’essence des sentiments des jeunes et transposer le tout en mots, a laissé entendre la responsable du secteur jeunesse du Parminou, Louise Marquis. Elle s’est grandement inspirée de leur non verbal et de leur façon de réagir devant certains sujets pour confectionner son récit.»

Par ailleurs, celui-ci gravite autour de trois enfants, une fille et des jumeaux. L’un d’entre eux se retrouve à l’hôpital après avoir chuté d’une croix, alors qu’en dessous de lui, son frère donne son premier baiser.

«La relation entre les jumeaux est très forte et cela déclenche une vague d’émotions différentes. Responsabilité, culpabilité envers l’autre pour ce qui lui est arrivé, comment être heureux lorsque l’autre ne l’est pas… tout cela se déploie sous la plume très poétique de Maryline», a enchaîné Mme Marquis.

Produit par des gens d’ici

Tomber en l’air est également une pièce particulière pour le Parminou puisque toute sa création a été confiée à des artistes de la région. Outre l’éclairagiste Jean-François Labbé, qui provient de Québec, tout le reste de l’équipe est de Victoriaville et sa région.

«Nous avions une volonté de mettre en avant-plan le savoir-faire d’artistes de la relève d’ici. En fait, c’était un point important pour nous, notamment en ce qui a trait à la persévérance, en plus de montrer aux jeunes qu’il faut croire en ses rêves», a fait savoir Louise Marquis.

C’est donc dire qu’entourés de Mme Perreault, les comédiens Olivier Courtois et Laurence Moisan-Bédard, la scénariste Cybel St-Pierre, le metteur en scène Pierre Luc Houde et le créateur de la bande sonore, Francis Gaulin, auront la chance de travailler de concert dans leur patelin.

L’occasion de fabriquer un «petit bijou»

S’immisçant dans la conversation, une figure bien connue du Parminou, Hélène Desperrier, se réjouissait d’un tel projet. Quelques minutes avant une séance de captation de la pièce, elle a indiqué que c’était une occasion inouïe pour l’organisation de fabriquer un «petit bijou».

«Le théâtre est un art global et la plupart du temps, nous sillonnons les routes avec un effectif réduit. Avec la possibilité d’avoir de la musique, de l’éclairage, cela nous permet de développer davantage. C’est ce qui fait la richesse de Tomber en l’air», a-t-elle confié.

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