De l’art pour aider les femmes victimes de violence conjugale

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Par Manon Toupin
De l’art pour aider les femmes victimes de violence conjugale
Monique Danis et Julie Croteau devant des oeuvres présentées au Farniente

VICTORIAVILLE. Une nouvelle exposition s’est installée au café Farniente. Jusqu’au 30 avril on peut donc admirer les œuvres de 10 femmes victimes de violence conjugale et ayant eu recours ou utilisant actuellement les services de maison d’hébergement La Volte-Face.

Ces toiles, réunies sous le titre Créer et se reconnaître ont été réalisées dans le cadre d’une activité artistique qui aide les femmes dans leur recherche identitaire. Pendant environ 7 semaines, guidées par l’artiste Monique Danis, les femmes ont pu s’exprimer grâce à ces ateliers de création.

«L’approche s’adapte à toutes les femmes, peu importe leurs antécédents en matière de sensibilisation à l’expression artistique. Les participantes ont pu s’exprimer picturalement en toute confiance», explique Mme Danis.

Le résultat est impressionnant et permet à ces femmes de s’exprimer. Et avec l’exposition qui conclut la démarche, les femmes sont en mesure de prendre leur place avec leurs réalisations artistiques.

Bien entendu, les œuvres présentées au café Farniente sont signées d’un pseudonyme. Elles sont d’une grande qualité et démontrent bien que les auteures ont mis leurs émotions sur papier avec cette activité.

«Les œuvres sont magnifiques et elles en ont surpris plus d’un dont les participantes. Certains ont même été étonnés de voir qu’elles avaient cette beauté-là en elles», note l’artiste.

Pour Julie Croteau, directrice de la maison d’hébergement La Volte-Face, l’activité est un succès puisqu’elle a permis aux participantes de découvrir une énergie créatrice, voire même un talent certain. Elles y ont aussi gagné de l’estime personnelle et de la confiance en elles.

D’ailleurs, lors de l’annonce de l’exposition, une ancienne résidente, celle qui signe ses œuvres du pseudo «Kitty Cat», a expliqué que son passage à la maison d’hébergement lui avait permis de reprendre le pouvoir sur sa vie. «J’ai été chercher de l’assurance et de la confiance à la maison. Les ateliers de création ont permis de présenter des œuvres montrant le plus profond de nous», a-t-elle expliqué.

Outre les femmes victimes de violence conjugale, une intervenante assignée faisait partie du groupe. Ainsi, les femmes qui ont ressenti un trop-plein d’émotions, à cause de cet exercice, ont pu obtenir du soutien psychologique sur-le-champ.

Il ne faut donc pas manquer d’aller apprécier les œuvres qui sont présentées jusqu’au 30 avril au café Farniente. Les couleurs, les coups de pinceau et les titres sont très révélateurs de l’expérience vécue par les femmes à l’origine des tableaux.

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