Une ville «heureuse» qui attire le «talent»

Par heleneruel
Une ville «heureuse» qui attire le «talent»
Alexandre Taillefer (Photo TC Media – Hélène Ruel)

VICTORIAVILLE. Le «dragon» Alexandre Taillefer n’a pas craché le feu sur Victoriaville. Bien au contraire. L’entrepreneur et homme d’affaires a plutôt lancé tout un bouquet de fleurs à Victoriaville, disant qu’elle était une «ville heureuse». «Vous attirez du talent!»

«L’entrepreneur en série» comme l’a déjà désigné l’animatrice Marie-France Bazzo était le conférencier du souper-événement organisé par Diffusion Momentum et la Chambre de commerce à l’occasion du lancement de la campagne de financement pour le futur espace culturel de Victoriaville.

Sous le titre «Entre le monde des affaires et des arts, une affaire de culture», Alexandre Taillefer a fait l’éloge du dynamisme de Victoriaville dont le tissu économique se renforce par sa diversité. Il dit être tombé en amour avec Victoriaville offrant même son cachet de conférencier à la campagne de financement «Une place pour tous».

Il a invité les gens d’affaires à soutenir financièrement la culture qui contribue à fournir un environnement «heureux» à une communauté. «Vous avez la responsabilité de vous impliquer, de faire un don à la société. Ce que votre maire fait.»

La culture, a-t-il dit, c’est ce qui permet à une collectivité de s’émanciper, de mettre du «plomb dans la tête», de nourrir l’âme. Une population créative parce qu’elle côtoie la culture, est plus productive, selon lui. La culture nourrit les compétences transversales, les passions, celles d’être entrepreneur, artiste, sportif, croit-il.

Il soutient que si, au Québec, on crée beaucoup de propositions culturelles, un des plus grands enjeux consistera à trouver des stratégies promotionnelles et de nouvelles sources de financement.

C’est un «problème», dit-il, quand le budget d’un musée n’est alimenté que par deux gros donateurs, comme cela en est un quand l’économie d’une ville ne repose que sur quelques gros employeurs. La «granularité la plus petite possible» favorise la viabilité, a-t-il ajouté. Le futur lieu de diffusion culturelle sera viable s’il peut maintenir le prix de ses billets autour de 30 $.

Parlant tout à la fois de son parcours d’entrepreneur et d’investisseur (devenu multimillionnaire à 26 ans), il a aussi fait des allers et retours, par ses propos, entre les affaires et la culture, lui qui préside le conseil d’administration du Musée d’art contemporain de Montréal.

Il s’est aventuré à faire deux prédictions pour Victoriaville. D’ici 20 ans, a-t-il avancé, il y aura un fort mouvement de gens voulant résider au centre-ville, comme c’est la tendance, actuellement, dans toutes les grandes villes. Le commerce local, la participation citoyenne seront bien davantage que des concepts.

Il a aussi prédit qu’une ville comme Victoriaville, habitée par des gens qui se «liguent», se «rapprochent», «travaillent fort», prendra de plus en plus d’essor, capable d’assumer des pouvoirs qui seront délégués aux villes. L’associé principal de XPND croit que l’État se «dégraissant», de nouveaux pouvoirs seront dévolus aux villes.

Se disant «impressionné» par Victoriaville, il a dit être heureux d’y revenir à l’occasion du prochain Forum de développement durable.

Et, non, ce n’est pas parce que le «dragon» était assis à côté du maire Rayes lors du souper-événement qu’il s’est mis à cracher des fleurs plutôt que du feu, assurent l’un et l’autre. «Il s’était beaucoup renseigné sur Victoriaville avant ce soir», a indiqué le maire Rayes parlant du conférencier.

Partager cet article

Poster un Commentaire

avatar
  Subscribe  
Me notifier des