Le vestiaire du Canadien : un «glorieux» contrat pour Expo Rénovation

Par heleneruel

PRINCEVILLE. Il y a beaucoup d’Expo Rénovation dans le nouveau vestiaire du Canadien de Montréal au Centre Bell. En termes de valeur, ce n’est pas le plus important des contrats de l’entreprise princevilloise (500 000 $), mais, en raison du prestige et de la notoriété du club sportif, il est probablement son plus «glorieux».

D’emblée, Gérald Simoneau, Mathieu Nault et Gilles Côté, les trois propriétaires associés, soutiennent que c’est grâce à l’expertise et aux compétences du personnel de l’entreprise qu’ils ont pu relever ce défi.

Gérald Simoneau en parle comme d’une victoire… au terme d’une première période, espérant pouvoir en jouer une deuxième et une troisième.

Car le principal enjeu… et c’est celui qui confronte l’entreprise tous les jours, observe le vice-président Mathieu Nault, consistait à effectuer le travail en huit semaines, entre deux saisons de hockey. L’échéancier était serré.

Presque toute l’équipe des 75 employés a travaillé à ce mandat, explique-t-il, les ébénistes et peintres bien sûr, ainsi que les gens travaillant au dessin, aux achats, à la livraison.

Il précise qu’il fallait, selon les plans fournis par les architectes, refaire entièrement la «chambre des joueurs» laquelle loge une cuisine, un salon, une salle de toilette et des douches. Expo Rénovation a réalisé les bancs des joueurs, les panneaux muraux, les retombées de plafond, les comptoirs, les armoires, le tout, en bois et en stratifié.

La plus importante au Centre-du-Québec

L’entreprise d’ébénisterie et de menuiserie architecturale a décroché ce contrat par ses contacts avec des entrepreneurs montréalais. Dans son créneau, Expo Rénovation est la plus importante entreprise au Centre-du-Québec, roulant un chiffre d’affaires de 15 millions $ dans ses deux usines, une sur le boulevard Industriel, l’autre où elle est née, rue Saint-Pierre.

Créée en 1977 par Benoît Ferland, Expo Rénovation œuvre beaucoup sur le marché montréalais, le fondateur y ayant multiplié les contrats, habitude qu’ont conservée les propriétaires suivants.

Le plus gros des mandats, 10 millions $, Expo Rénovation l’a obtenu pour travailler au mobilier et aux éléments architecturaux de l’Hôpital juif de Montréal.

Oeuvrant dans les secteurs commercial, industriel et institutionnel, avec ses deux usines, l’une sur la rue Saint-Pierre, l’autre sur le boulevard Industriel, l’entreprise de Princeville imprime sa marque dans plusieurs des rôtisseries Saint-Hubert, ainsi que dans de prestigieuses salles de spectacles comme la Place des arts de Montréal et la salle Maurice O’Bready à Sherbrooke. Plus près de nous, en sous-traitance toujours, l’entreprise a travaillé au poste de la Sûreté du Québec d’Arthabaska ainsi qu’au bureau victoriavillois du notaire Jean Boudreau.

Autant Gérald Simoneau insiste sur l’histoire d’Expo Rénovation, sur son fondateur, sur son associé Gilles Côté dont le travail assure un lien entre le passé et le présent, autant il se réjouit que l’entreprise puisse tabler sur le futur.

Il était de ceux qui aspiraient à la «liberté 55», ayant pris sa retraite de chez Boisés La Fleur en 2007 où il était associé à Louis Lafleur. Or, c’était à l’époque où M. Ferland cherchait à vendre son entreprise. «C’est son comptable qui m’a approché.»

M. Simoneau a décidé de se relancer en affaires, parce que son jeune gendre, Mathieu, ingénieur en construction, était prêt à revenir dans sa région natale. Il travaillait à Montréal depuis quelques années. Originaire de Victoriaville, Mathieu Nault dit qu’il avait de l’intérêt à revenir en région… et l’envie de relever le défi de l’entrepreneuriat. Ce qu’il a fait dès 2008.

«Je ne me serais pas relancé sans lui», dit le président de 62 ans en parlant de son jeune associé de 33 ans, qui assure aussi la direction des opérations. L’entreprise a de la relève, ce qui réjouit les uns et les autres, certains employés y passant toute leur vie de travail.

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