Question de piastre avec les 15e Fêtes victoriennes

VICTORIAVILLE. L’édition 2014 des Fêtes victoriennes, la 15e en fait, promet un autre retour dans le passé du 29 au 31 août. Cette fois-ci, les organisateurs ont choisi un thème économique : «Faire la piastre : comment brasser de grosses affaires un trente sous à la fois!».

«Nous souhaitons ainsi mettre l’accent sur les bâtisseurs, sur ces hommes et ces femmes qui ont contribué au développement économique de la région», a souligné la responsable des communications, Danielle LeBlanc.

Plus de 50 artistes, des gens de théâtre, de musique et de danse animeront les festivités. «Le défilé du samedi réunira pas moins de 200 bénévoles en costume d’époque. Le grand bal victorien du samedi soir au Colisée en l’honneur de la reine Victoria demeure un moment fort. Je vous invite à une joyeuse célébration de nos racines», a lancé France Auger, conseillère municipale et membre de l’équipe des Fêtes victoriennes.

Un orchestre de 20 musiciens dirigé par Bruno Laplante fera danser les convives. «On souhaite une salle remplie, c’est l’objectif pour la soirée où l’on fera aussi un clin d’œil à la fondation de Victoriaville», a fait savoir Line Desrosiers du comité organisateur qui compte une nouvelle coordonnatrice, Marie-Chantal Fortin.

Après le défilé du samedi, vers 15 h 30, le club de l’âge d’or du 2, rue Drouin, accueillera les sept participants au concours Parlure et boucane, des conteurs provenant d’un peu partout au Québec, comme Sophie Boissonneault de Notre-Dame-de-Ham, et même de Moncton au Nouveau-Brunswick.

Les participants peuvent utiliser la forme ou le contenu souhaité et ainsi raconter une histoire de sept ou huit minutes, qu’il s’agisse de poésie, d’une menterie, d’un conte… pourvu qu’ils y intègrent le nom d’un bâtisseur ou d’une industrie de la région.

Au même endroit, le dimanche soir, la soirée de clôture Tabliers et bretelles offrira aux participants un souper suivi d’une soirée dansante avec Danse Trad. «Après vous être dépensés, venez-vous achever», a blagué François Roberge.

Une rue Laurier animée!

La journée du dimanche prendra son envol par une messe dès 10 h à laquelle participera Monseigneur Elphège Gravel personnifié par André Raymond.

«Une messe pour ceux qui éprouvent le besoin de se repentir de leurs excès des plaisirs de la chair, a confié l’évêque. Une grand-messe chantée en latin, le langage divin.»

L’évêque a promis de monter en chaire. «Je rappellerai aux fidèles leur condition de pécheurs», a-t-il dit, tout en faisant savoir qu’il gardera l’œil ouvert d’autant que les Fêtes célèbrent «la piastre». «J’aurai l’œil alerte. S’il le faut, je chasserai les vendeurs du temple. Mon diocèse ne deviendra pas un repaire de brigands et de voleurs», a-t-il prévenu.

Puis, la rue Laurier, typique de l’époque avec ses demeures de style victorien, s’animera, le dimanche, avec la Foire victorienne et ses contes pour enfants, ses concerts, les visites guidées de l’église, la présence d’une tireuse de cartes et d’un caricaturiste.

La comédienne et colorée Brigitte Charpentier chapeaute l’animation de rue. «Cette année, plein de jeunes dans l’animation de rue, a-t-elle signalé. C’est merveilleux, on prépare la relève, j’en suis très heureuse. Ça va être fou, c’est à ne pas manquer. Il est très agréable de travailler avec eux.»

Le théâtre y trouve aussi sa place avec cinq pièces : De fil en aiguille, Le triomphe du sou noir, Au profit du quotidien, Le choc des égos et Qui a tué Desjardins?

Des pièces qui mettent parfois en cause certains personnages historiques, comme Alphonse Desjardins ou Auguste Barbeau, propriétaire du premier journal, ou qui présentent, par exemple, quatre jeunes travailleuses de l’industrie du vêtement.

«On joue dans la nature, comme le faisaient les saltimbanques. De quoi faire vibrer la rue Laurier», a soutenu la responsable du volet théâtre, Anne-Sylvie Gosselin, comédienne et metteure en scène.

Mais le clou du parcours de la rue Laurier constitue, selon Danielle Charpentier, le Salon de thé victorien au gîte Albert et Lorenzo. «Un lieu où le temps semble suspendu, a-t-elle dit. On a quelque peu triché avec un menu 2014 pour répondre aux besoins des gens et plaire au plus grand nombre. Sur la galerie, s’exécutera aussi un trio à cordes.»

Selon les années, les Fêtes victoriennes attirent entre 10 000 et 15 000 personnes.

Pour connaître l’ensemble de la programmation, il suffit de consulter le site Internet au www.fetesvictoriennes.com.

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