Des histoires et de la danse, entre autres, aux Fêtes victoriennes

VICTORIAVILLE. François Roberge est bénévole aux Fêtes victoriennes depuis 2007. Il donne son temps pour cette fête basée sur l’époque victorienne dans la région et, cette année, il s’occupe tout particulièrement de deux activités aux noms colorés : «Parlure et boucane» de même que «Tabliers et bretelles».

«Cette année, avec «Parlure et boucane», on innove en n’imposant pas la forme», explique-t-il. En effet, ce concours, qui se veut une suite de la menterie des dernières années, se modifie afin d’attirer le plus de gens possible.

Ainsi, les participants ont le choix du fond et de la forme. Les seules impositions sont que l’histoire ne doit pas dépasser huit minutes et le texte doit inclure le nom d’un personnage de l’époque d’ici ainsi qu’une entreprise en lien avec l’époque. C’est tout.

«Nous avons lancé l’invitation au Réseau des conteurs du Québec et à quelques personnes que nous connaissions», ajoute François. Cela fait en sorte qu’une quinzaine de personnes ont posé leur candidature. De ce nombre, sept ont été choisies et elles proposeront leur texte le samedi 30 août à 15 h 30 à la salle du 2, rue Drouin à Victoriaville.

Parmi les sept participants, les spectateurs voteront pour leur préféré et des prix seront remis aux trois ayant eu le plus grand nombre de votes (400 $ pour le 1er, 250 $ pour le 2e et 100 pour le 3e).

«Ce qui est intéressant, c’est que les textes vont dans toutes les directions, le point commun étant le développement industriel et commercial de la ville. Et le tout est animé par Lynda Leblond qui revient dans son rôle de Vitaline. On peut presque la considérer comme une huitième conteuse», souligne M. Roberge.

Il a même été en mesure de nommer les participants. On sait donc qu’on pourra entendre André Bernard de Val-d’Or dans une histoire ayant pour thème une veuve échangiste, Sophie Boissonneault de Notre-Dame-de-Ham et son coffre de la manufacture, Daniel Arseneault de Moncton (Nouveau-Brunswick) parlant d’un Acadien qui rencontre Laurier, Claude Hamel de Sherbrooke (De la perlasse à la perle rare), Céline Solmini de Gatineau et son histoire de la tannerie, Alexandre Gauthier de Montréal (Lance et conte) et le gagnant de l’an dernier, Marc-André Fortin (L’entrain à vapeur).

Le concours a lieu tout juste à la suite du défilé qui se termine justement au 2, rue Drouin.

Tabliers et bretelles

L’autre activité à laquelle il donne beaucoup de temps ces jours-ci s’appelle «Tabliers et bretelles». C’est en fait la soirée des «Tapeux de pieds», un classique des Fêtes victoriennes. «Pour cette soirée, comme son nom l’indique, on invite les dames à porter un tablier et les hommes, des bretelles», annonce-t-il.

Au programme, de la danse traditionnelle avec le câleur Donald Dubuc et ses musiciens Yanick Boudreau et Félix Duhamel.

Une belle façon de clore les Fêtes victoriennes et aussi de faire contrepoids aux mondanités et à la bourgeoisie et ainsi offrir des activités pour tous.

Féru d’histoire et passionné d’écriture ainsi que de théâtre, François Roberge, par le biais des Fêtes victoriennes, a l’occasion de mêler ses petits bonheurs, tout en offrant à la population des fêtes qui sortent de l’ordinaire.

Les Fêtes victoriennes se tiennent les 29, 30 et 31 août. Programmation complète disponible au www.fetesvictoriennes.com.