Les Tigres freinent les Olympiques


Publié le 1 mars 2017

LHJMQ. L'aréna bondé et l'ambiance des séries éliminatoires n'ont pas ébranlé les Tigres de Victoriaville, qui ont non seulement éteint le duo de l'heure dans le circuit Courteau, mais ont mis fin à la séquence victorieuse des Olympiques de Gatineau à domicile.

Après sept victoires en ligne au centre Robert-Guertin, les hommes d'Éric Landry ont été neutralisés, eux qui ont fait oublier la domination à outrance des Tigres, grâce à un réveil tardif, mais insuffisant dans un revers de 4 à 2, mercredi soir.

On aurait plutôt dit que les Gatinois avaient abusé du spécial «Hot-dogs à 1$» et non les partisans, tellement qu'ils n'étaient pas l'ombre d'eux-mêmes.

Le deuxième trio de Louis Robitaille, l'efficacité des unités spéciales et le gardien Tristan Côté-Cazenave résument l'histoire de la rencontre, mais aussi l'absence de la paire russe Vitalii Abramov et Yakov Trenin.

Insatisfaits de leur rendement, spécialement sur le jeu de puissance, le pilote des Olympiques n'a pas hésité à envoyer un message clair à ses vedettes européennes en les faisant sauter leur tour en troisième période.

Bref, les meilleurs joueurs n'ont pas fait la différence, a-t-il expliqué.

«Ils laissaient les autres joueurs leur mettre de la pression et ils n'avaient pas d'exécution. Notre première vague en avantage numérique n'a rien généré ce soir par manque de travail. Ça prend cinq joueurs qui travaillent plus forts que quatre et non l'inverse. C'est une très belle leçon qu'on vient de recevoir», a sèchement répondu Landry.

Ce dernier n'a pas aimé ce qu'il a vu, non seulement des attaquants soviétiques, mais de la grande majorité de son club, levant au passage son chapeau à l'adversaire qui a mis de la pression du début à la fin.

«On a manqué de précision, notre exécution était vraiment lamentable. Nos passes autant en zone offensive que défensive étaient médiocres, a d'abord déclaré avant de parler du réveil de sa troupe. Les gars ont vu le cadran qui descendait et c'est là qu'ils ont décidé de travailler plus forts.»

Il a toutefois noté que tout n'avait pas été mauvais, citant au passage les buts marqués par des joueurs de soutien de Jeffrey Durocher et Shawn Boudrias dans les cinq dernières minutes de la partie.

Ils laissaient les autres joueurs leur mettre de la pression et ils n'avaient pas d'exécution. Notre première vague en avantage numérique n'a rien généré ce soir par manque de travail. Ça prend cinq joueurs qui travaillent plus forts que quatre et non l'inverse. C'est une très belle leçon qu'on vient de recevoir. Éric Landry, entraîneur des Olympiques

Et on pourra aussi mentionner les deux arrêts de Yakov Trenin, qui s'est improvisé gardien de but après avoir retiré Mathieu Bellemare pour tenter le tout pour le tout.

L'affaire d'un trio

La ligne pivotée par Félix Lauzon avec à ses côtés vétéran Alexandre Goulet et le jeune Maxime Comtois a donné des maux de tête aux Olympiques.

Les buts #3 et #4 ont été orchestrés avec une précision chirurgicale, permettant à l'attaquant de 20 ans d'inscrire ses 36e et 37e filets de la campagne. Avec Lauzon, ils avaient doublé l'avance des Tigres sur un jeu de puissance au cours de la période médiane.

S'il n'a pas pris part à ce but, Comtois a pour sa part été complice du but qui a ouvert les valves.

Le deuxième trio s'est occupé de Mathieu Bellemare tandis qu'à l'autre bout de la patinoire, le portier de 17 ans a fermé la porte aux gros canons de la formation outaouaise avant de se voir priver d'un jeu blanc dans les dernières minutes du match.

S'il a donné une tape dans le dos aux joueurs nommés ci-haut, Louis Robitaille a pris le temps de louanger le jeu défensif.

«Ç'a été un travail d'équipe. On définit un club sur la qualité de son repli défensif. Quand cinq joueurs se commettent à revenir dans leur zone et a payé le prix final, souvent on va empêcher des joueurs comme Abramov de couper au centre et de leur enlever la rondelle.»

Les deux points feront du bien au classement pour les Félins qui demeurent dans la course pour le 7e rang, mais aussi sur le moral.

Robitaille a souligné l'atmosphère des séries qui s'est emparé du vétuste amphithéâtre de la rue Carillon avec comme arrière-plan une équipe qui jouait de l'excellent hockey à domicile et qui avait le vent dans les voiles.

«On est arrivé dans un édifice hostile et mythique qui était rempli et avec de l'ambiance. Ce qu'on a vécu ce soir, c'est une atmosphère des séries. C'est bon à l'approche des séries de vivre ce genre de match.»

Les Olympiques disputeront leurs trois prochaines joutes sur la route avant de revenir à la maison pour y jouer les cinq dernières rencontres au calendrier. Des arrêts à Sherbrooke, puis en Abitibi-Témiscamingue attendent les protégés d'Éric Landry.

Idem pour les Tigres qui croiseront aussi le fer prochainement avec les Foreurs de Val-d'Or et les Huskies de Rouyn-Noranda avant de renouer avec leurs partisans pour quatre des cinq derniers duels de la saison.