Maxim Noreau fait une croix sur le hockey en Amérique du Nord

Ghyslain Chauvette ghyslain.chauvette@tc.tc
Publié le 5 janvier 2017

Maxim Noreau a célébré la conquête de la coupe Spengler en compagnie, entre autres, de sa conjointe et de son fils.

©Photo tirée de Facebook

À 29 ans, Maxim Noreau ne se berce plus d’illusions. Peu importe son rendement, il estime qu’il ne peut plus figurer dans les plans d’une équipe de la Ligue nationale de hockey. Et pas question pour lui de retourner dans la Ligue américaine.

Dans ce dernier circuit, il a disputé six saisons. Les deux dernières campagnes dans la Ligue américaine ont été particulièrement éprouvantes. Après un séjour de trois saisons avec la formation d’Ambri-Piotta au sein de la Ligue nationale A en Suisse, Noreau a décroché un contrat d’un seul volet d’une valeur de 1,2 M $ pour deux ans avec l’Avalanche du Colorado.

Le hic, c’est qu’il n’a pas disputé une seule rencontre dans la Ligue nationale de hockey durant cette période. Malgré les hauts et les bas de l’Avalanche, les dirigeants n’ont jamais daigné lui faire signe. Pourtant, l’ancien capitaine des Tigres de Victoriaville a offert un rendement appréciable au sein du club-école. Il a produit offensivement, distribué les coups d’épaule, défendu ses jeunes coéquipiers et assumé le leadership qu’on lui connaît.

Noreau est reconnaissant pour le contrat obtenu, mais il n’a toujours pas compris pourquoi il n’a pas eu la chance de démontrer son savoir-faire avec l’Avalanche. À la suite de cette déception, celui qui compte six matchs en carrière dans la Ligue nationale, tous avec le Wild du Minnesota, a décidé de tourner le dos au hockey en Amérique du Nord.

Il est retourné en Suisse, là où il a conclu une entente de deux saisons avec le SC de Berne. Il pouvait difficilement espérer un plus beau scénario. Il y vit heureux, avec sa conjointe et leur jeune garçon.

«C’est un endroit formidable pour la famille, a-t-il confié. D’autant plus que nous aimons voyager. Nous avons eu le privilège de visiter plusieurs pays. J’espère demeurer en Suisse le plus longtemps possible, idéalement jusqu’à la fin de ma carrière.»

Il a d’ailleurs refusé des offres de quelques formations russes avant d’opter pour un retour en Suisse. Il est heureux à Berne et l’équipe, au moment d’écrire ces lignes, occupait le premier rang du circuit. «J’ai retrouvé le sourire ici, a-t-il lancé. Et je couche à la maison tous les soirs. Une qualité de vie rêvée pour un joueur de hockey, encore plus quand on est un père de famille.»

Un deuxième titre de la coupe Spengler

Qui dit Suisse et période des fêtes dit tournoi de la coupe Spengler. Pour la troisième fois de sa carrière, Noreau a récemment eu l’occasion de participer à la compétition. Non seulement il a défendu les couleurs du Canada, mais il a eu l’honneur d’agir comme capitaine de l’équipe.

Une pression supplémentaire sur ses épaules, mais le vétéran a bien réagi. Il a répondu aux attentes à la ligne bleue et il a aidé les siens à remporter le tournoi, un deuxième titre de la coupe Spengler pour lui.

En finale, le Canada a défait le HC de Lugano 5 à 2. Une victoire significative pour le capitaine, d’autant plus que sa femme et son garçon étaient sur place. Ça a été pour lui un grand moment de voir les membres de sa famille sur la patinoire à l’issue du match ultime.

«C’était très spécial de vivre ça. Parce que malgré ce que nous vivons sur la patinoire, la famille demeure ce qu’il y a de plus important», a-t-il exprimé.

Derrière un banc…

Maxim Noreau ignore encore combien de saisons il pourra disputer chez les professionnels. Plusieurs autres, espère-t-il. Quand l’heure de la retraite aura sonné, il ne détesterait pas demeurer dans le hockey, derrière un banc.

Humblement, il croit avoir la personnalité et l’étoffe pour diriger. Comme joueur, il a toujours eu cette facilité à communiquer avec les plus jeunes, à partager son expérience. Une fois ses patins accrochés, c’est comme entraîneur qu’il aimerait poursuivre sa passion. Il suit d’ailleurs le développement et le parcours de certains pilotes québécois. «Que ce soit dans le hockey mineur ou au sein de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, nul doute que je serai attiré par le coaching après ma carrière de joueur», a-t-il dit en terminant.