La MRC d’Arthabaska accouche d’une Entente de cohabitation harmonieuse pour que continuent les rapports harmonieux entre les citadins et les producteurs agricoles. Ce projet prend la forme d’un dépliant empreint d’humour, développé par Regard Hagard de Warwick et qu’on a dévoilé, mercredi après-midi, à la ferme Érilis de la rue de l’Académie à Victoriaville.
«Ce dépliant vise notamment à sensibiliser la population aux réalités de l’agriculture. Non pas qu’il y ait une problématique particulière dans la MRC, il n’y en a pas. Mais nous voulons préserver les bonnes relations. Le respect et la communication constituent deux valeurs importantes pour la MRC. On ne sensibilisera jamais assez en matière de respect et de communication», a expliqué le préfet Lionel Fréchette.
Le dépliant plaide en faveur du bon voisinage, traite de la réalité des agriculteurs et du citoyen.
Les 23 maires de la MRC d’Arthabaska endossent cette initiative.
Le document, tiré à 35 000 copies, a été expédié dans toutes les municipalités. Les citoyens devraient le recevoir d’ici le printemps. «Il s’agit d’un outil de sensibilisation aux réalités d’ici. On invite les citoyens à le signer volontairement et à le conserver. Il n’a pas de portée ou de valeur légale», a précisé le directeur général de la MRC d’Arthabaska, Frédérick Michaud.
Un investissement de quelque 8 200 $ a permis la concrétisation de ce projet, supporté par les deux syndicats régionaux, l’UPA des Bois-Francs et l’UPA Centre-Bois-Francs qui ont contribué chacun à la hauteur de 600 $.
Le dépliant peut s’adresser davantage aux nouveaux arrivants, à ces personnes qui quittent le milieu urbain pour s’établir en campagne. «Nous sommes conscients qu’en se parlant, on peut ainsi mieux se comprendre et éviter les tensions. Ce dépliant reflète bien notre agriculture», a indiqué Éric Houle, copropriétaire de la ferme Érilis avec sa conjointe Lise Normand et vice-président de l’UPA Centre-Bois-Francs.
Ce projet, s’inscrivant dans le chantier «S’assurer d’une cohabitation harmonieuse des usages» de la MRC, constitue une première du genre. «Un tel document n’existe pas ailleurs au Québec», a signalé Frédérick Michaud.