La Tribune : les lecteurs d’ici mettront fin à leur abonnement

Publié le 15 mars 2017

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©Robyn Mackenzie

Depuis quelques jours, les régions de Victoriaville et Drummondville sont en deuil. Leur correspondant de La Tribune depuis plusieurs années a été informé que son poste était supprimé. Dorénavant, lui a-t-on déclaré, ce sera le bureau de Sherbrooke qui déterminera si un journaliste de la boîte se rendra dans l’un ou l’autre des deux territoires pour couvrir un événement quelconque.

Depuis quelques jours, les régions de Victoriaville et Drummondville sont en deuil. Leur correspondant de La Tribune depuis plusieurs années a été informé que son poste était supprimé. Dorénavant, lui a-t-on déclaré, ce sera le bureau de Sherbrooke qui déterminera si un journaliste de la boîte se rendra dans l’un ou l’autre des deux territoires pour couvrir un événement quelconque.

Toute une décision pour l’équipe de rédaction. Comment fera-t-on pour évaluer si une activité vaut un déplacement dans l’une des deux régions? Après tout, ça coûte des sous. Oui, bien sûr, mais la dépense sera moins grande que de demander à Yanick Poisson, résidant de Victoriaville, de se rendre à Drummondville pour prendre connaissance d’un investissement majeur. Un déplacement à 0,40 $ ou 0,45 $ le km, ça coûte cher. Sans parler du coût du texte qu’il produira. Ou à un journaliste de Sherbrooke de se rendre à Victoriaville pour assister à une rencontre de presse dévoilant la venue, par exemple, d’une entreprise française dans le parc industriel.

D’excellentes informations publiées dans les pages de La Tribune, de partout au Centre-du-Québec, ne se retrouvaient pas nécessairement dans celles des hebdos régionaux respectifs. La preuve en était faite sur une base hebdomadaire. Dans l’édition de demain, il n’y aura rien sur la tempête de neige qui a frappé (et qui continue) le territoire. Et c’est dans les Bois-Francs où l’accumulation de neige est la plus importante.

Pourtant, il y a quelques années, avant que je prenne ma retraite, en 2007, la convention collective entre La Tribune et la rédaction stipulait clairement que les secteurs de Victoriaville et Drummondville seraient toujours desservis par un journaliste. J’oublie les détails de ladite entente qui avait permis, du même souffle, au correspondant de Magog d’hériter d’un poste permanent au journal.

Il n’y a aucun doute dans mon esprit que de nombreux abonnés de La Tribune, des deux régions visées par la décision en haut lieu, abandonneront leur abonnement lorsque celui-ci arrivera à échéance. Mais, malheureusement pour moi, je devrai attendre à janvier 2018.

Gilles Besmargian

Victoriaville