Il doit payer 2500 $ pour un coup de poing

Claude Thibodeau claude.thibodeau@tc.tc
Publié le 9 janvier 2017

Les événements se sont produits à l'extérieur du Pub Le Caméléon.

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Le Victoriavillois Cédric Cima, 21 ans, a été condamné, lundi après-midi, à verser, dans le cadre d'une probation, un montant de 2500 $ à l'homme qu'il a blessé d'un violent coup de poing en septembre 2014 à l'extérieur du Pub Le Caméléon du centre-ville de Victoriaville.

Cima a reconnu sa culpabilité à une accusation de voies de fait avec lésions.

Son avocat Me Jean-Philippe Anctil a exposé les faits au juge Bruno Langelier. «La victime et mon client se trouvaient sous l'effet de l'alcool. À un moment, le plaignant a craché en direction de mon client, a fait savoir Me Anctil. Puis, les portiers ont mis à la porte l'individu. Mon client est sorti et a asséné un coup de poing à l'individu.»

La victime a été blessée assez sérieusement. «L'homme a subi une fracture à la mâchoire qui a nécessité certaines interventions», a indiqué Me Michel Verville, procureur aux poursuites criminelles et pénales.

C'est une suggestion commune qu'ont présentée les parties au magistrat.

«On a considéré le rapport présentenciel positif de l'accusé pour qui la violence ne fait pas partie de son schème de valeurs. Il s'agit d'un incident isolé, malheureux, a fait valoir Me Anctil. Mon client s'approprie les gestes, il ne les minimise pas. Il admet sa perte de contrôle démesurée qui, pense-t-il, peut provenir de son état d'intoxication et du fait qu'il a été provoqué.»

L'avocat estime que le remboursement à la victime de 2500 $ peut être dissuasif pour son client tout en épongeant d'une certaine façon les pertes financières subies par le plaignant contraint à différents suivis, notamment au niveau dentaire.

«Mon client portera aussi le stigmate d'un dossier criminel. L'incident l'a amené à réfléchir. Vous ne le reverrez plus devant les tribunaux», a dit Me Anctil au juge Langelier.

Le président du Tribunal a accepté la proposition des parties, estimant que le jeune homme a commis «une erreur de parcours, une erreur de jugement en étant intoxiqué». «Vous avez exprimé des remords. Vous êtes issu d'un bon milieu, vous avez un bon emploi et des responsabilités. Je suis devant l'évidence que vous êtes dans un processus de réhabilitation pratiquement terminé», a exprimé le magistrat en lui imposant une probation dans laquelle il doit verser, dans un délai de huit mois, la somme de 2500 $.

Le Tribunal lui interdit de communiquer ou d'avoir des contacts avec la victime.
S'ajoute, de plus, une interdiction de posséder des armes pour une période de 10 ans.