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Le FIMAV trouve ses marques au Carré 150


Publié le 19 mai 2017

Le premier projet du FIMAV présenté dans la grande salle des Frères-Lemaire du Carré 150.

©Martin Morissette

C'était soir de première pour le Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) jeudi soir. Lors du lancement de l'événement, le Festival s'est installé pour la première fois dans la salle des Frères-Lemaire du Carré 150.

Le cocktail d'ouverture du FIMAV 33
TC Media - Manon Toupin

L'an dernier, il s'en était tenu au Cabaret Guy-Aubert, mais cette année c'est la grande salle qui a marqué l'ouverture du 33e festival. Un peu après le cocktail d'ouverture, qui a aussi eu lieu au Carré 150, les gens ont monté l'escalier pour se rendre dans cette salle de spectacle. «C'est très symbolique. Nous prenons de plus en plus possession des lieux. Ce premier concert dans la salle les Frères-Lemaire est un pas de plus dans cette direction», a indiqué le directeur général et artistique du FIMAV, Michel Levasseur.

Un peu avant le début du projet de Bill Coleman et Gordon Monahan intitulé «Dollhouse», le directeur a confié qu'il avait choisi cet endroit parce qu'on peut voir le plancher de la scène, la seule salle de Victo qui a cette caractéristique.

Les spectateurs ont compris pourquoi cela avait de l'importance à l'entrée du danseur-performeur, Bill Coleman. Après plusieurs minutes d'inaction, Coleman s'est approprié la scène avec sa maladresse qui frôlait le cirque et qui a d'ailleurs suscité quelques rires. S'enfargeant dans des trappes à souris ou faisant tomber un escabeau, il a fait prendre à ce concert des airs de théâtre avec sa performance impressionnante et les instruments inventés, dont plusieurs étaient actionnés à l'aide d'eau. Effets sonores et visuels, théâtre, mime ont ponctué ce premier spectacle du FIMAV 33.

Une panne

:Pour la suite, les festivaliers se sont rendus au Colisée pour entendre Colin Stetson. Sa prestation a été lancée par un solo au saxophone puis 10 musiciens l'ont rejoint pour «Sorrow», adaptation de la «Symphonie #3» d'Henryk Gòrecki. Le groupe a été interrompu après plusieurs minutes par une panne de courant.

Colin Stetson et son orchestra qui a présenté «Sorrow».
Martin Morissette

En effet, les grands vents de jeudi soir  ont eu pour effet de couper l'électricité au Colisée. Le temps de redémarrer les équipements techniques et l'orchestre a recommencé sa présentation à laquelle s'est ensuite ajoutée la voix de la mezzo-soprano Megan Stetson.

Une performance en crescendo, aux accents symphoniques qui n'a laissé personne indifférent.

C'est également là, au Colisée, que les spectateurs ont pu admirer les œuvres de Sylvain Bouthillette. En effet, l'artiste montréalais y présente, tout au long du festival, son exposition intitulée «432 HZ». Onze toiles ont été installées pour le festival. L'artiste a expliqué que chaque tableau a une vibration (le 432 HZ est la fréquence du cœur, du monde), une urgence d'agir.

Pour Bouthillette, il s'agit d'une première visite au FIMAV, lui qui vient pourtant du monde de la musique. Il a découvert le festival avec plaisir et est très heureux de pouvoir y montrer, sur  les grands rideaux noirs, ses œuvres de formats impressionnants qui marient préceptes bouddhistes, humour et revendication.