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Pour l'amour du Parminou


Publié le 20 avril 2017

Quand les hommes vivront d'amour... en finale.

©Photo TC Media - Hélène Ruel

«Gens de Victo, vous avez été à la hauteur de cette grande réalisation qu'est le Parminou», a déclaré la comédienne Pierrette Robitaille, venue raconter brièvement son «histoire d'amour» avec la coopérative théâtrale qu'elle a vu naître en 1973 alors que, comme les fondateurs, elle fréquentait le Conservatoire d'art dramatique de Québec.

Pierrette Robitaille
Photo TC Media - Hélène Ruel

Coprésidente d'honneur de cette 24e soirée-bénéfice du Parminou, Mme Robitaille a fait sa «déclaration d'amour» devant un parterre de quelque 350 personnes mercredi soir au Colisée Desjardins.

Elle a dit comment ces jeunes de troisième année avaient été ses idoles eux qui étaient animés d'une mission, d'un rêve qui ont choisi de s'installer à Victoriaville en 1976 pour créer, inventer. Et que ça continue, que ça continue, a-t-elle souhaité.

Michel Camiré, Jean-François Gascon et Hélène Desperrier
Photo TC Media - Hélène Ruel

À sa manière, le coprésident d'honneur, Michel Camiré a aussi livré un message d'amour à la coopérative dont il est membre du conseil d'administration depuis plusieurs années. Les gens du Parminou sont des gens de passion et de compassion, a-t-il dit, toujours fidèles à leur mission.

On a parlé d'amour, de vie et de mort.
Photo TC Media - Hélène Ruel

C'est le thème de l'amour qui a enrobé tous les volets de ce spectacle de près de deux heures. La formule cabaret était appropriée pour allier le théâtre, l'acrobatie, la voix, culminant avec un Martin Deschamps particulièrement touchant avec la chanson qu'il a écrite pour sa petite douceur, sa fille Lou.

Cofondatrice du Parminou, Hélène Desperrier a écrit le spectacle l'animant avec Jean-François Gascon.

«Question de feeling»... qu'on joue et qu'on chante.
Photo TC Media - Hélène Ruel

On a ri bien sûr… parfois jaune, avec le numéro de Pierrette Robitaille ou encore avec ce numéro de Valérie Dumas et Marc-Antoine Larche racontant l'escalade de la cyberintimidation. Le «message» a aussi passé par l'humour avec le numéro des Plus-que-parfaits interprété par Marie-Ève Groulx et Marion Van Bogaert Nolasco.

Et ça tournoie joliment.
Photo TC Media - Hélène Ruel

On a été ébahi par les spectaculaires numéros de Mélodie Couture et d'Hippolyte du Cirquantique, elle qui sait faire tourner jusqu'à quatre cerceaux de Hula Hoop et lui dont on se demande comment il parvient à tenir sur un poteau comme s'il avait de la colle sous les semelles.

Et il tient comment à son mât?
Photo TC Media - Hélène Ruel

On a parlé d'amour… et de mort aussi avec Réjean Bédard et le jeune Philémon Nadeau dans un texte de Claude Raymond où l'on comprend que lorsqu'ils partent, les grands-parents ne font que déménager dans le cœur des petits-enfants.

C'est la belle voix de Valérie Dumas qui a ouvert le cabaret avec «Aimons-nous», un message que les animateurs ont, un peu plus tard, retourné dans la salle, invitant le public à se livrer à une séance de câlins, une sorte d'intermède.

Où il est question d'amour... de soi.
Photo TC Media - Hélène Ruel

Le spectacle-bénéfice constitue toujours une occasion pour le Parminou de tracer le bilan de sa dernière année, 300 représentations de 28 spectacles différents.

Et s'annoncent de nouveaux spectacles, sur la valorisation du français, sur l'anxiété des jeunes du primaire, un autre commandé par la nation atikamekw de Manawan.

Armand Vaillancourt

Hélène Desperrier a salué la présence, dans la salle du sculpteur et peintre Armand Vaillancourt qui a «redécouvert» le Parminou, en visitant, un peu plus tôt, son centre de production théâtrale. Un lieu magnifique, a-t-il dit après le spectacle.

Armand Vaillancourt et Hélène Desperrier
Photo TC Media - Hélène Ruel

De son atelier de l'Esplanade à Montréal, il voit passer le camion du Parminou. Il ne savait pas que la coopérative tournait autant, a-t-il admis.

Installé à Montréal, l'artiste revient toujours dans la région avec bonheur, dit-il, son attachement étant «puissant», étant né à Black Lake.

Poète et travailleur culturel, comme il se décrit, «bombe de travail», Armand Vaillancourt vient d'achever une sculpture de 500 tonnes à la mémoire du syndicaliste Michel Chartrand.

Il ne donne pas de détails, mais on devrait le revoir bientôt, quelque part à Plessisville où il travaille à un projet. La passerelle qui enjambe la Bourbon porte sa signature.