Wilfrid Laurier aura son musée virtuel

Projet de 232 000 $

Manon Toupin manon.toupin@tc.tc
Publié le 11 juillet 2016

MUSÉOLOGIE. Le Musée Laurier de Victoriaville vient de recevoir une subvention de 232 000 $ du gouvernement du Canada afin de procéder à l'élaboration d'un musée virtuel, dont le sujet sera, bien entendu, Wilfrid Laurier.

L'annonce a été faite par Le Musée virtuel du Canada et c'est par le biais du programme d'investissement Expositions virtuelles que le financement est possible. En fait, ce sont 11 projets qui recevront un appui financier, dont 4 seront réalisés au Québec. Pour le directeur et conservateur du Musée Laurier (lieu historique national), Richard Pedneault, il s'agit d'une subvention attendue puisque c'est la quatrième fois qu'il présentait une demande.

«Nous l'avions fait en 2011, 2014, 2015 et maintenant en 2016. Nous avons mis beaucoup de temps à l'élaboration du dossier et pour former une équipe de professionnels», souligne-t-il. Les efforts ont porté fruit cette fois et Richard Pedneault se retrouve ainsi à la tête de ce projet qui devrait être mis en ligne dans une année et demie environ.

«Ce sera un outil pédagogique extraordinaire pour les élèves du secondaire, notamment, qui sera disponible en français et en anglais», espère le responsable. Ce musée virtuel permettra un accès à «Wilfrid Laurier, le père du Canada moderne», comme le dit le titre du projet.

C'est vrai qu'au Canada, plusieurs rues, ponts, salles de spectacle et même une université portent le nom de Laurier. Mais l'homme dont on voit le portrait tous les jours sur les billets de cinq dollars a un parcours qui sort de l'ordinaire et que ce musée, accessible à tous, pourra mettre en lumière.

«Si on dit qu'il est le père du Canada moderne, c'est qu'il a mis en place plusieurs politiques qui ont donné des assises», soutient M. Pedneault. Notons simplement le libre-échange qu'il avait appelé traité de réciprocité à son époque où le développement des territoires du Nord.

Si le Musée Laurier s'intéresse au virtuel pour ce projet, c'est qu'il s'agit d'un excellent moyen de rejoindre la clientèle attirée par le sujet. «Nous voulons que les gens soient informés sur Wilfrid Laurier et la diffusion de ces informations fait partie de notre mandat», ajoute-t-il. D'ailleurs, lorsqu'il sera disponible, le lien pour le musée virtuel figurera sur le site Internet du Musée Laurier.

Pour ce qui est de la conception technique du musée lui-même, elle est assurée par Bienvenue-multimédia (Luc Bienvenue, Mélanie Da Silva et Jean-François Bessette). Plusieurs personnes viennent s'ajouter à l'équipe, dont Réal Bélanger, l'historien politique. On peut également ajouter pour la recherche Étienne Boisvert et Claudia Desruisseault du Musée Laurier. Gaétan St-Arneault, le père des classes-musées a également été consulté et deux profs d'histoire de l'École secondaire Le boisé de Victoriaville (Rodrigue Leblanc et Martin Ouellet) veulent impliquer leur classe dans le processus de recherche. Le concepteur parle d'un site vivant avec un dessin animé peut-être et des objets à déplacer, bref les visiteurs seront appelés à participer.

En ce qui concerne le concept historique du site, il est assuré par Richard Pedneault et devrait mettre en filigrane, le courage du personnage. «Son courage autant du côté de sa santé, mais également de celui de ses politiques.» Expliquer comment, issu d'une famille modeste, il a su faire avancer le Canada avec la mise en place de plusieurs politiques importantes.

Déjà, une esquisse de la page d'accueil du musée virtuel montre un concept chic et élégant, à l'image de celui qui a été le premier ministre du Canada francophone.

Tout ce qu'on retrouvera dans ce musée virtuel sera historiquement vérifié afin de montrer sa réelle contribution à l'histoire. Ce projet est très enthousiasmant pour Richard Pedneault qui a toujours envie de faire connaître l'histoire de Wilfrid Laurier. D'ailleurs, il n'a pas manqué de mentionner qu'en novembre prochain, pour souligner le 175e anniversaire de naissance du personnage, une brochure sera publiée par Parcs Canada. «Un document pour lequel nous avons contribué», termine-t-il.