Jireh Gospel Choir : une énergie contagieuse!

Steven Lafortune steven.lafortune@tc.tc
Publié le 12 avril 2014

VICTORIAVILLE. Le Concours solistes et petits ensembles ne pouvait demander meilleure entrée en matière avec la venue de la Jireh Gospel Choir, vendredi, au Pavillon Arthabaska.

La chorale, fondée en 1996 par Carol Bernard, a amené de Montréal son énergie contagieuse et l’a distribué à une salle comble de plusieurs centaines de spectateurs. Sa directrice de tournée, Gabrielle Bernardin, a souligné le travail de cette femme qui, un beau jour, a décidé de tout quitter pour se consacrer à son chœur, composé de onze choristes.

«Auparavant, elle gagnait très bien sa vie, elle qui détient un baccalauréat en mathématiques. Elle a choisi, vers la fin de la trentaine, de retourner à l’école et de décrocher un baccalauréat en musique à l’Université de Montréal pour vivre sa passion. C’est une femme impressionnante», a-t-elle raconté.

Cette passion, elle s’est sentie dès les premiers instants du spectacle. Dans une première partie rythmée, elle a réussi à faire lever d’un bond la foule, à la faire chanter, taper des mains et même danser. Variant les styles musicaux avec, entre autres, une version a cappella de Ride on King Jesus, ainsi que les langues, passant de l’anglais au français avec Dieu est, la Jireh Gospel Choir a conquis le public par sa versatilité et son talent indéniable.

«Ce qui est unique, c’est que chaque choriste a son propre microphone; c’est donc la crème de la crème et certains d’entre eux sont présents depuis le tout début. De plus, les musiciens qui nous accompagnent vivent de leur métier. Ils ont joué avec Michel Pagliaro et Sylvie Desgroseillers, par exemple», a ajouté Mme Bernardin.

Ayant joué en Europe au Festival de jazz de Montreux, en Suisse, en France et plus proche au Festival de jazz de Montréal, la chorale a également enregistré un album de Noël avec Mario Pelchat, qui s’est écoulé à plus de 96 000 copies. Par ailleurs, l’audience a pu apprécier, en deuxième partie, cinq chansons qui se retrouveront sur un album qui sortira sur les tablettes cet automne et dont c’était la première fois qu’elles étaient jouées sur scène.

Parmi les autres moments forts, notons l’interprétation touchante de Quoi qu’il arrive, une composition originale qui a remporté le prix de la meilleure chanson gospel par la Gospel Music Association of Canada en 2012, ainsi que d’Amazing Grace et Hallelujah, qui ont résonné de pleins feux dans la salle. En rappel, la Jireh Gospel Choir s’est donnée à cœur joie avec Oh Happy Day, faisant lever le toit de l’endroit, clôturant une soirée parfaite et endiablée.

La Jireh Gospel Choir en a mis plein la vue et les oreilles vendredi, au pavillon du mont Arthabaska, en lever de rideau du Concours solistes et petits ensembles.