La fibre artistique des Chabot sous un même toit

Steven Lafortune steven.lafortune@tc.tc
Publié le 29 septembre 2012
Roland et Sophie Chabot sont les invités du Carrefour de l’Érable, et ce, jusqu’à la fin octobre.

La fibre artistique est passée de père en fille chez les Chabot; lui, c’est la fabrication de girouettes et, elle, c’est la photographie. Grâce à un éclair de génie de Denis Leblanc, agent de développement culturel du CLD de l’Érable, les talents de Roland et de Sophie sont mis en valeur sous un même toit.

«Je connais bien les deux et je suis également père de famille. Je me suis demandé ce que j’aimerais faire comme activité avec ma fille et c’est ainsi que l’idée a cheminé. J’adore le travail de Roland et Sophie a une démarche artistique très forte et je trouvais trippant de les réunir», a-t-il confié.

Pour les invités du Carrefour de l’Érable, c’est un moment bien spécial qu’ils vivront au cours des prochaines semaines, puisque leurs œuvres y seront exposées jusqu’à la fin octobre. «C’est impressionnant et je suis bien content de cette exposition, car je ne pensais pas vivre ça un jour», a confié Roland, qui est ferblantier de profession, maintenant retraité. «C’est touchant, car la relation père-fille est vécue autrement et c’est aussi la rencontre de nos créativités», a ajouté Sophie.

Le plus magique dans toute cette histoire, c’est qu’elle a bien failli ne jamais se réaliser. «Je cherchais une girouette et je n’en trouvais pas à mon goût, alors j’ai décidé d’en faire une moi-même. Je courais les ventes-débarras pour récupérer de vieilles lampes pour, entre autres, le verre soufflé. Les gens ont tellement apprécié le résultat final qu’ils m’ont demandé de leur en concevoir une aussi. J’en fabrique maintenant depuis trois ans!», a-t-il raconté.

De son côté, Sophie propose des clichés et des estampes numériques, qui touchent plusieurs thèmes. «Je recherchais le corps, l’identité, le territoire ainsi que la relation et l’harmonie entre le corps et la nature», a-t-elle expliqué.