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La Fondation Rayfort contrainte de cesser ses activités


Publié le 7 août 2017

Raymond Fortier a dû prendre cette difficile décision de cesser les activités de la Fondation Rayfort

©TC Media

Non sans tristesse, mais avec le sentiment du devoir accompli, le Victoriavillois Raymond Fortier se voit contraint de délaisser, en raison de problème de santé, son bébé, la Fondation Rayfort qu'il a mise sur pied en 2005.

Chez lui, sur la rue Arcand, l'homme, généreux, récupérait principalement du matériel informatique et électronique en bon état pour ensuite les distribuer gratuitement à des enfants malades ou handicapés.

Tout a commencé, en fait, en 2002, rappelle Raymond Fortier. Pendant quatre ans, il s'est impliqué, comme bénévole, avec la Fondation Mira pour la tenue de  ventes-débarras (vente de garage).

Et, en 2005, sa création, la Fondation Rayfort voyait le jour. En 12 ans, le Victoriavillois en a aidé des gens, par centaines assurément.

«Nous avons organisé des ventes de garages, nous avons organisé toutes sortes de choses et dépanné beaucoup de gens. Nous avons donné aussi à beaucoup d'immigrants», souligne-t-il.

Bien au-delà du matériel informatique, la Fondation Rayfort a reçu différentes marchandises, des jouets, de la vaisselle, etc. «Nous n'avons jamais arrêté. Les gens ont très bien répondu», note Raymond Fortier.

Interrogé sur ce qu'il retenait de toutes ces années de bénévolat, le Victoriavillois n'a pas tardé à répondre : «Le bonheur d'avoir aidé. C'est valorisant! On a rendu des gens heureux. On répondait à un besoin.»

«Nous avons récupéré pour donner au suivant», ajoute Monique qui a toujours supporté Raymond dans son action.

Au fil des ans, la Fondation Rayfort a accueilli aussi de nombreux jeunes qui devaient exécuter des heures de travail bénévole conformément à une ordonnance du tribunal.

Toute son œuvre, Raymond Fortier l'a accompli sans aucune subvention, ne comptait que sur les dons des citoyens.

N'eût été des ennuis de santé, Raymond Fortier aurait continué à semer le bonheur. «Je suis triste, mais je n'ai pas le choix d'arrêter», dit-il, tout en souhaitant une relève parce que les besoins existent toujours.

Tout en adressant, en terminant, de sincères remerciements à toutes ces personnes qui l'ont aidé et appuyé, Raymond Fortier dit espérer une sensibilisation encore plus grande en matière de récupération. Comme il serait génial, conclut-il, si tous les gens, plutôt que jeter, avaient ce souci de donner au suivant…