Un autre 24 heures de hockey pour les policiers

Pour la Fondation Le Pont vers l'autonomie

Claude Thibodeau claude.thibodeau@tc.tc
Publié le 9 mai 2016

PHILANTHROPIE. Pour une deuxième année, les policiers de la Sûreté du Québec du poste de la MRC d'Arthabaska chausseront les patins, les 21 et 22 mai au Complexe Sani Marc, pour affronter, pendant 24 heures, autant d'équipes de hockey.

Avec ce Défi 24 heures hockey, les policiers poursuivent leur implication envers la Fondation le Pont vers l'autonomie à qui ils remettront les profits de l'activité.

«L'an dernier, on ne savait pas à quoi s'attendre. Cette année, on le sait. Il s'agit d'une belle épreuve, une expérience enrichissante pour tous. C'est un super défi. Et nous sommes heureux de le relever encore pour cet organisme que nous avons à cœur», a indiqué le lieutenant Cédrick Brunelle, directeur par intérim du poste de la MRC d'Arthabaska, l'un des trois ou quatre policiers qui ont joué pendant 24 heures.

«Au poste, pas moins de 30 policiers ont fait partie de l'équipe», a précisé le lieutenant Brunelle.

Encore cette année, les «adversaires» ont bien répondu. «En 10 jours, nous avions trouvé les 24 équipes, la plupart ayant participé l'an dernier. Mais nous en avons recruté trois nouvelles, une équipe de la SQ de la MRC de L'Érable, une équipe d'Ébénisterie Chester et une autre de Richmond», a fait savoir l'agent Guy Désilets.

Parmi les équipes participantes figurent aussi les Essoufflés, les Tigres de Victo, les anciens Tigres, la Chambre de commerce et d'industrie, notamment. «Je tiens à remercier aussi les équipes d'urgence (pompiers, paramédics) qui acceptent de combler les plages horaires de nuit», a signalé le lieutenant Brunelle.

Le Défi s'ouvrira à 11 h le samedi avec une équipe de bénévoles de la Fondation le Pont vers l'autonomie. «Comme gardien, nous aurons une personne atteinte de paralysie cérébrale, a confié le président Samuel Fleurent Beauchemin, très reconnaissant envers les policiers. «Ce Défi constitue une activité majeure de financement. Je lève mon chapeau aux policiers qui utilisent leur capacité physique pour relever le défi et aider des personnes vivant des limitations. C'est un parallèle intéressant.»

Le maire de Victoriaville, André Bellavance, a aussi salué l'engagement des policiers. «Au-delà de leur travail de protéger les citoyens et d'appliquer la loi, on les voit s'impliquer régulièrement, ils ont à cœur le bien-être de la population», a-t-il observé.

L'an dernier, le Défi 24 heures hockey a permis de remettre 15 000 $ à la Fondation le Pont vers l'autonomie. C'est l'objectif visé encore cette année.

Pour amasser ce montant, on procède à la vente de billets pour assister dans une loge du Centre Bell à un match préparatoire du Canadien.

Des bâtons signés par David Desharnais et Brendan Gallagher, et un chandail du CH signé par tous les joueurs, feront aussi l'objet d'un encan silencieux.

À la présidence d'honneur

L'argent amassé cette année viendra en aide à Éric Bussière, en attente d'un bras robotisé, qui agit comme coprésident d'honneur avec le jeune Alexandre Lemaire, qui dispose d'un tel bras depuis décembre 2014, et le directeur général de Honda des Bois-Francs, Pierre Boisvert.

«Le bras m'apportera une plus grande autonomie et faire seul certaines choses, comme manger», a confié Éric Bussière, un champion québécois de boccia et qui représentera le Canada aux Jeux paralympiques de Rio de Janeiro.

Pierre Boisvert, un amateur de hockey, n'a pas hésité à accepter l'invitation, d'abord parce que Samuel (la Fondation le Pont vers l'autonomie) et son regretté frère Guillaume (l'inspiration de l'organisme), sont des amis de ses fils. «La cause me tient à cœur. La fondation change la vie des personnes. Et puis, je suis un adepte du hockey. Je jouerai un maximum de parties avec l'équipe des policiers», a-t-il souligné.

Des activités extérieures

Outre les matchs de hockey, la population aura droit à des activités extérieures le samedi après-midi avec la présence des pompiers de Victoriaville et des paramédics. «Il est question d'une formation rapide sur la réanimation avec les défibrillateurs, ces appareils qu'on retrouve dans les lieux publics», a indiqué l'agent Guy Désilets.

La SQ, de son côté, a entrepris les démarches pour avoir la présence du maître-chien de patrouille de Drummondville. «Les gens pourront vraisemblablement découvrir ce nouvel outil. On invite les gens en grand nombre», a conclu Cédrick Brunelle.