Signer sa carte d’assurance maladie, un geste qui peut sauver des vies

Steven Lafortune steven.lafortune@tc.tc
Publié le 15 février 2014
Alain Chabot (à gauche) a souligné l’importance de signer sa carte d’assurance maladie pour le don d’organes à la soirée romance de l’HTAPQ, organisée par son président, Denis Cormier.

Le souper romance de la Fondation Hypertension artérielle pulmonaire Québec (HTAPQ) avait un invité de marque pour sa cinquième édition. Il s’agissait d’Alain Chabot, un survivant de la maladie qui a été greffé de deux poumons.

Dans une conférence d’environ une quinzaine de minutes, M. Chabot a expliqué comment sa vie a basculé 13 ans auparavant, lorsque des examens plus poussés ont décelé que son sang voyageait de ses veines à ses artères sans oxygène.

Ayant traîné une bouteille d’oxygène durant plus d’une décennie à la suite de cette découverte, l’homme originaire de Saint-Lazare-de-Bellechasse a raconté sa rencontre avec le médecin Simon Martel, de l’hôpital Laval de Québec, qui lui a suggéré de s’inscrire à la liste de receveur d’organes. Quatre ans plus tard, il passait sur la table d’opération pour se faire greffer deux poumons.

Lors de son allocution, il a souligné l’importance de signer la carte d’assurance maladie. «Je ne connais pas la personne qui a fait ce don, ni ce qu’elle a fait dans sa vie, mais je sais au moins qu’elle a accompli un maudit beau geste. Elle n’aura pas non plus de médaille de bravoure, mais elle a tout de même sauvé des vies. Si tout le monde signait sa carte d’assurance maladie, on sauverait des centaines de vies de plus chaque année», a-t-il déclaré.

Possédant une qualité de vie de loin supérieure, il a recommencé à travailler il y a un mois, après un mois passé aux soins intensifs en raison d’une pneumonie qui a compliqué sa réadaptation. «Toutefois, ma vie actuelle ne se compare pas à celle que j’avais auparavant, c’est totalement différent. Je n'ai plus de bonbonne d'oxygène et j'ai recommencé à bricoler et à faire des marches, à profiter de la vie», a-t-il laissé entendre.

Une soirée réussie

Pas moins de 200 convives ont assisté à la soirée organisée par la fondation et son président, Denis Cormier. Une somme de 3 000 $ a d’ailleurs été recueillie pour l’occasion, ce qui est cependant un peu moins que les quatre années précédentes, où le souper romance récoltait 3 400 $.

«Malgré tout, on est très content. Ce montant soutiendra les quelque 140 personnes qui sont sur notre liste à acheter des médicaments ou pour recevoir la venue de personnes pour les aider dans leurs tâches ménagères», a spécifié M. Cormier.

Ce dernier se prépare d’ailleurs à la collecte de paniers de fromages fins, dont les commandes seront distribuées à Pâques. Les gens qui désirent s’en procurer un peuvent le faire d’ici le 22 mars par téléphone au 819 362-6275 ou par courriel à info@htapquebec.ca.