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Historique de jeûne pour les jeunes de Vision Mondiale

Les jeunes ont aidé des millions de gens depuis 36 ans

Article mis en ligne le 10 avril 2007 à 9:14
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Historique de jeûne pour les jeunes de Vision Mondiale
Les jeunes ont aidé des millions de gens depuis 36 ans
En février 1971, Ruth Roberts, alors âgée de 17 ans, et 14 amis ont tenu un «jeûne-thon» dans le sous-sol d’une église pour attirer l’attention sur le sort d’enfants africains en proie à la famine qui avait frappé l’ensemble du continent.
«Nous avons choisi de cesser de manger pendant une journée et demie afin de pouvoir comprendre, ne serait-ce que très peu, ce que ces enfants vivaient», rappelle Mme Roberts.

Le groupe qui avait amassé 600 $ pour Vision Mondiale, afin d’aider les victimes de la famine, avait créé un léger remous dans la communauté lorsqu’une station de télévision de l’endroit avait interrogé Mme Roberts.

L’événement annuel a pris de l’ampleur et des groupes de jeunes formés dans les églises et les écoles de tout le Canada ont eu tôt fait de s’y joindre. Dès le début des années 1980, avec l’appui de Vision Mondiale, le Jeûne pour les jeunes est devenu une activité de collecte de fonds internationale.

Aujourd’hui – 36 ans plus tard – plus de 100 000 jeunes participent chaque année au Jeûne pour les jeunes de Vision Mondiale par l’entremise de leur école ou leur église. En 2006 seulement, ces jeunes ont amassé plus de 5 millions $.

Le Jeûne pour les jeunes se tient maintenant dans 15 pays, dont l’Australie, le Brésil, le Canada, le Chili, la Chine, l’Indonésie, le Japon, la Corée, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, Taïwan, la Thaïlande, Singapour, le Royaume-Uni et les États-Unis.

En tant que sympathisante et pionnière de Vision Mondiale, Mme Roberts prend souvent la parole en public au nom de l’organisme. Alors qu’ils étaient adolescents, les trois enfants de Mme Roberts ont participé au Jeûne pour les jeunes, tout comme Mme Roberts elle-même l’a fait il y a quelques années.

N’absorbant aucun aliment solide et ne consommant que de l’eau et des jus, les participants au Jeûne pour les jeunes éprouvent ce que vivent des millions d’enfants chaque jour.

Les élèves sensibilisent les personnes qui fréquentent leur école et leur église, tout comme les membres de leur communauté, à la situation dans les pays en voie de développement tout en amassant des fonds destinés aux programmes qui s’attaquent aux causes profondes de la pauvreté.

Au fil des trois dernières décennies, des jeunes du Canada ont trouvé une foule de moyens créateurs et amusants de passer le temps lorsqu’ils sont affamés, moyens qui vont de défilés et de danses, aux conférences, en passant par les marathons de cinéma. Une école de Mississauga a même fait livrer par hélicoptère la nourriture qui mettait fin au jeûne.

«Les élèves reconnaissent l’importance du problème de la pauvreté», dit Diana Blake, enseignante de Toronto et organisatrice du Jeûne pour les jeunes de l’école secondaire supérieure York Memorial. «Ces élèves, une fois devenus adultes, interviendront peut-être dans les affaires internationales ou parraineront un enfant d’un pays en voie de développement.»

Sarah Hutchison fait partie de ce groupe. En 1998, elle a organisé le premier Jeûne pour les jeunes de son école secondaire de Belleville, en Ontario. Son groupe a amassé plus de 7 000 $. À titre de chef de file du Jeûne pour les jeunes, Mme Hutchison a été invitée par Vision Mondiale à se rendre au Malawi, en Afrique.

«Le Jeûne a vraiment déclenché une passion chez moi», affirme Mme Hutchison. «Mon voyage au Malawi m’a fait afficher un respect immense pour le travail de Vision Mondiale. Je peux témoigner des nombreuses manières dont les fonds amassés par le Jeûne étaient utilisés.» Cette expérience a changé les plans de carrière de Mme Hutchison. Elle a poursuivi des études universitaires en développement international et travaille actuellement comme coordonnatrice de l’éducation mondiale au sein de Vision Mondiale.

En 2004, selon une enquête nationale de Statistique Canada sur le don, le bénévolat et la participation, 65% des jeunes entre 15 et 19 ans, ont convenu que l’exploration de leur propre potentiel constituait un de leurs motifs de faire du bénévolat. De nombreux ministères provinciaux de l’Éducation intègrent maintenant des heures de bénévolat comme condition préalable à l’obtention du diplôme d’études secondaires. La plupart des provinces créditent les élèves de 10 heures de bénévolat s’ils participent au Jeûne pour les jeunes et même plus s’ils sont des organisateurs de l’activité.

Le Jeûne pour les jeunes subventionne des projets de développement communautaire reliés à certaines causes fondamentales de la pauvreté, notamment, le manque d’accès à des aliments nutritifs et à de l’eau potable ainsi que le VIH et le sida.

Les fonds amassés au Canada lors de l’activité de 2006 ont déjà aidé plus de 500 000 personnes de divers pays en voie de développement, notamment dans un projet sur les droits de l’enfant en Géorgie, un projet de scolarisation des filles en Chine, des ateliers sur le VIH et le sida ainsi que la tuberculose en Mongolie, un projet d’eau au Sénégal et d’autres projets visant à rendre des vaccins, des antibiotiques et des micros nutriments disponibles en Tanzanie et au Ghana.

Comme Mme Hutchison, l’élève Taslim Alani croit au potentiel personnel acquis. «Vous devez croire qu’une personne peut faire la différence. Je sais qu’il est facile de dire qu’une personne participant au Jeûne pour les jeunes ne transformera pas vraiment grand-chose, mais si tout le monde disait cela, rien ne se produirait.»

Ruth Roberts est la preuve qu’une personne peut faire une différence. Il y a 36 ans, son petit groupe d’activistes a décidé de s’attaquer à la pauvreté mondiale. Grâce à leurs efforts et à ceux de leurs successeurs, des millions de gens des pays en voie de développement ont maintenant de l’eau potable, des aliments nutritifs, des soins médicaux, l’accès aux études et une meilleure qualité de vie. «C’est la plus importante réalisation de ma vie, commente Mme Roberts. L’idée était tellement simple – voir ce que c’était que d’avoir faim. Mais voyez ce que cela a donné. C’est tout simplement incroyable.»

Le Jeûne pour les jeunes de Vision Mondiale aura lieu cette année les 13 et 14 avril. Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site jeunepourlesjeunes.ca ou composez le 1 800 363-5021.

Pour obtenir de plus amples informations ou organiser des entrevues, veuillez communiquer avec la personne suivante :

David Lussier

téléphone : 514 845-3737 poste 238

cellulaire : 514 519-1383

David_Lussier@VisionMondiale.ca

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