La présidente Estelle Luneau, à l’avant-plan et la directrice générale, Louise Savard
«Entre mensonges et réalités»
La CSBF fait le point sur les coûts des commissions scolaires
La Commission scolaire des Bois-Francs veut démontrer aux parents et à la population que l’éducation des générations montantes est à ce point primordiale qu’elle vaut la peine qu’une organisation indépendante – dans notre région, la Commission scolaire des Bois-Francs – y consacre 100 % de son temps, de ses énergies et de ses ressources.
C’est la deuxième fois, en deux semaines, que la Commission scolaire des Bois-Francs réagit à ce projet de l’Action démocratique du Québec d’abolir les commissions scolaires.
«Pourquoi se priver de la chance que nous avons comme citoyen d’avoir un gouvernement local entièrement dédié à l’éducation, un gouvernement dont toute l’expertise est consacrée à l’éducation?», se demande la présidente du conseil des commissaires, Mme Estelle Luneau.
Si le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, affirme que le coût de fonctionnement des conseils de commissaires a augmenté de 100 % et que les budgets consacrés à l’achat des livres ont diminué de 7,5 %, la réalité, affirme Mme Luneau, est tout autre.
Elle mentionne que les données statistiques rendues publiques par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport démontrent que le coût moyen du fonctionnement des conseils de commissaires du Québec n’a augmenté que de 2,1 % entre 2001 et 2006. Par ailleurs, le fonctionnement des conseils de commissaires représente seulement 0,2 % des dépenses totales des commissions scolaires.
Quant à la «diminution» de 7,5 % concernant l’achat de livres, également dénoncée par M. Dumont, rappelle Mme Luneau, «il s’agit de consulter les indicateurs de gestion des commissions scolaires du Québec pour s’apercevoir que 275,9 M $ ont été investis dans l’achat de manuels scolaires depuis 2002 et qu’on prévoit l’ajout de 76,7 M $ additionnels pour les deux prochaines années. «La Commission scolaire des Bois-Francs a, pour sa part, investi près de 3,7 M $ depuis 2002 et prévoit injecter encore 1 M $ pour les deux prochaines années.»
Même scénario pour ce qui est de l’achat de livres destinés aux bibliothèques. Dans l’ensemble du Québec, précise la présidente, on a investi 60 M $, ce à quoi il faut ajouter 30 M $ pour les nouvelles technologies. «Dans les Bois-Francs, on a consacré 866 634 $ ces quatre dernières années, pour l’achat de livres qui garnissent les rayons de nos bibliothèques scolaires.»
Devant les propos de M. Dumont, la présidente du conseil des commissaires estime que «la population attend de ses dirigeants politiques qu’ils construisent le Québec et non pas que, dans un élan de racolage populiste, ils démolissent des acquis sociaux aussi importants et qui ont été gagnés de chaude lutte par les générations précédentes».