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Pour des collégiens en meilleure forme

Les profs mènent une étude sur la condition physique des jeunes

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 30 janvier 2007 à 11:42
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Pour des collégiens en meilleure forme
Les enseignants Louis Gilbert et Gilles Champagne
Pour des collégiens en meilleure forme
Les profs mènent une étude sur la condition physique des jeunes
Soucieux de cette «épidémie» de jeunes collégiens plus gros, plus à risques de développer un diabète, moins forts, flexibles et endurants au sens cardiorespiratoire du terme, les profs d’éducation physique du cégep de Victoriaville ont entrepris une étude sur la condition physique de leurs élèves.
Les enseignants Louis Gilbert et Gilles Champagne ont livré au conseil d’administration de l’institution les premiers résultats de cette enquête, entreprise en 2000.

Ils ont, par exemple, découvert que les collégiens de la cohorte de 2000 mettaient en moyenne 14 minutes et 24 secondes à franchir 3 000 mètres au pas de course. Deux ans plus tard, leurs homologues – toujours 17 ans et plus – mettaient 15 minutes et 22 secondes à terminer le même parcours.

La détérioration de la condition physique était aussi notable chez les collégiennes. Celles de 2000 mettaient 17 minutes et 47 secondes à courir leurs 3000 mètres alors que les collégiennes de 2002 en prenaient 18 minutes et 18 secondes.

D’autres statistiques ont tout de même rassuré un peu les profs. Après trois cours d’éducation physique, tant les gars que les filles étaient plus rapides et endurants, toujours pour cette même épreuve des 3000 mètres.

Les profs sont loin d’avoir terminé leur étude. Avec d’autres données (sexe, poids, âge, etc.), d’autres épreuves d’endurance, ils pourront mieux mesurer la condition physique de leurs élèves, leur vigueur musculaire, leur flexibilité et leur composition corporelle.

Ils ont fait appel à Francis Bergeron, un étudiant en informatique pour programmer les données dans un logiciel afin de les interpréter.

Le département d’éducation physique a également développé les outils permettant aux élèves de mesurer leur Vo2 max. Cette norme universelle permet de mesurer le volume d’oxygène consommé.

En quoi cette étude convaincra-t-elle les collégiens de faire plus d’activité physique?, a demandé aux profs la présidente du conseil d’administration, Lorraine St-Cyr.

«Ces statistiques nous permettent à nous d’ajuster nos techniques, de raffiner nos pratiques», ont répondu les profs.

Par leurs cours, les enseignants cherchent à stimuler la motivation des collégiens, à encourager la pratique d’activités sportives ou physiques, à identifier les exercices les plus efficaces pour maintenir une bonne forme. Ils veulent enfin que les jeunes développent leur compétence à prendre en charge leur condition physique, ont-ils expliqué.

Le défi, ont-ils conclu, c’est que les jeunes intègrent dans leur vie, aujourd’hui et pour le reste de leurs jours, au moins trois séances par semaine d’activités physiques.

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