Mathieu Roy
Une première expo solo pour Mathieu Roy
Vingt photographies, croquées par Mathieu Roy, seront exposées à la Maison de la culture de Warwick. Le vernissage est prévu pour le 9 février prochain, à 20 heures et la population pourra admirer le travail du jeune photographe les 10 et 11 février, entre 10 et 22 h.
Il s’agit d’une première exposition solo pour Mathieu, et il a décidé, pour cet événement, de présenter des photographies qui résument son périple de 350 jours à travers l’Europe et les Balkans. Ce voyage, dont il est revenu le 22 août dernier, lui a permis de découvrir des lieux et des paysages à travers 20 pays différents.
«Au début, je ne devais qu’aller en Écosse et en France. L’Écosse m’attirait et pour la France, j’avais des amis qui m’ont permis de faire les vendanges», explique-t-il. Finalement, il s’est retrouvé à Édimbourg où il a travaillé dans des pubs tout en apprenant l’anglais. «J’avais des amis dans différents pays que j’ai décidé d’aller visiter», ajoute-t-il.
Son exposition, qu’il a intitulée tout simplement «01», parce que c’est sa première en solo, permettra donc à tous les visiteurs de se retrouver dans des pays lointains l’espace de quelques minutes.
Et pour Mathieu, en plus de pouvoir montrer tout son talent de photographe dans la ville qui l’a vue grandir (ses parents habitent toujours Warwick), il souhaite avec l’exposition recueillir des fonds pour un stage de coopération internationale auquel il participera l’été prochain, au Paraguay. «Les clichés seront mis à l’encan au cours de la soirée du 9 février», a-t-il indiqué. C’est pour favoriser la vente qu’il a choisi différents paysages et monuments découverts au fil de ses pérégrinations. Au cours de ce stage de 10 semaines, à Asunción, il travaillera dans une radio communautaire où il pourra mettre à profit ses connaissances techniques. «J’ai souvent voyagé, seul ou avec des amis. Avec le stage, je pourrai vraiment m’intégrer et connaître la culture de l’intérieur», croit-il.
La photo pour s’exprimer
C’est lors de ses études au cégep de Jonquière qu’il a découvert la photographie. «J’ai beaucoup aimé faire de la chambre noire et je me suis ensuite dirigé vers les caméras», se souvient-il. Aujourd’hui, le développement en chambre noire est pas mal chose du passé mais il conserve sa passion pour le papier, privilégiant les appareils argentiques aux numériques.
Et le fait d’organiser toute son exposition, du début à la fin, est très formateur pour lui. «C’est une belle façon de boucler la boucle de ce voyage, que de partager mon expérience avec les gens», dira-t-il.