La rumeur veut que Robert Béliveau dirige la Société de développement durable d’Arthabaska.
À propos de ce fameux chèque de 19,7 millions $
Des précisions s’imposent quant à ces 19,7 millions $ que la MRC d’Arthabaska s’apprête à dépenser, au nom de 15 de ses 24 municipalités, pour devenir propriétaire, à 51% du lieu d’enfouissement et du Centre de tri de l’entreprise Gaudreau et former la nouvelle Société de développement durable d’Arthabaska (SDDA).
D’abord, si la MRC a bel et bien obtenu son financement, il n’y a pas encore eu d’échange de chèque avec Gaudreau. «Il reste encore deux autres rondes de signatures», a précisé Johnny Izzi, directeur général de Gaudreau Environnement, avant que les 15 municipalités ne deviennent copropriétaires.
Il se pourrait que la dernière réunion pour la mise en place de cette nouvelle société d’économie mixte ait lieu le samedi 30 décembre, mentionne le maire de Victoriaville. Roger Richard.
Il faut dire aussi que ce fameux chèque de 19,7 millions $ ne sera pas entièrement libellé au nom de l’entreprise Gaudreau.
L’acquisition de 51% du lieu d’enfouissement sanitaire représente 15,3 millions $, tandis que pour acquérir 51% du Centre de tri, la MRC déboursera 2,5 millions $. La différence sert à payer les frais d’aménagement des cellules du lieu d’enfouissement, les honoraires professionnels et les frais incidents.
Robert Béliveau à la direction?
Le maire de Victoriaville a refusé de confirmer cette rumeur voulant que Robert Béliveau soit appelé à diriger la Société de développement durable d’Arthabaska.
M. Béliveau était, jusqu’en février dernier, directeur général de la Société coopérative agricole des Bois-Francs, poste qu’il a occupé durant 14 ans. Même pendant ce «temps d’arrêt» qu’il s’était donné, M. Béliveau était actif dans la communauté sylvifranche, occupant la présidence du conseil d’administration de la Corporation de développement économique des Bois-Francs.
Un nom plus évocateur
Ce que le maire et M. Izzi confirment, c’est qu’on tentera de trouver pour cette nouvelle société publique-privée un nom plus évocateur que la Société de développement durable d’Arthabaska.
On souhaiterait que par sa seule dénomination on sache exactement ce que brassera cette société à peu près unique au Québec qui s’occupera de la gestion des matières résiduelles des municipalités actionnaires et de ses futures clientes.