André Rousseau reçoit ici un tableau gracieuseté de la compagnie pharmaceutique Novo Nordisk. On aperçoit le récipiendaire en compagnie de son médecin, la Dre Danielle Monier.
Un Victoriavillois traité à l'insuline depuis 50 ans
Novembre, mois du diabète, l'organisme Diabète Bois-Francs en a profité, mercredi soir, pour rendre hommage à l'un de ses membres, André Rousseau de Victoriaville, qui utilise, depuis 50 ans, l'insuline pour traiter sa maladie chronique.
Une telle utilisation prolongée constitue un cas peu fréquent, a souligné le médecin traitant de M. Rousseau, l'endocrinologue, la Dre Danielle Monier, de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal. «André Rousseau serait le sixième cas à atteindre ce plateau. Mais, avec les moyens d'aujourd'hui, on en verra davantage, a-t-elle confié dans une salle remplie de la Place Rita-St-Pierre. D'ailleurs, on compte plusieurs diabétiques qui utilisent l'insuline depuis plus d'une quarantaine d'années.»
Dans son allocution, la Dre Monier a cité certaines études témoignant du rôle important joué par l'attitude du malade. «Un bon nombre de diabétiques évitent des complications majeures en étant assidus à leurs traitements, à leurs rendez-vous et en respectant les recommandations alimentaires», a-t-elle signalé.
L'endocrinologue, qui traite André Rousseau depuis 1978, a souligné chez lui les comportements nécessaires au bon contrôle de la maladie. «M. Rousseau s'occupe de sa maladie, de ses traitements, a-t-elle précisé. Il a su adopter une attitude de prise en charge de sa maladie et de ses traitements. Il est assidu à ses rendez-vous, il démontre une attitude positive face à la maladie et il s'implique dans ses traitements.»
Au départ, le médecin rencontrait son patient à tous les trois mois. Maintenant, les rencontres ont lieu deux fois par année.
Diagnostiqué diabétique à l'âge de 14 ans, André Rousseau, maintenant âgé de 64 ans, raconte que sa vie a bien changé depuis que la Dre Monier l'a pris en charge il y a 28 ans. «Avant 1978, avec mes deux injections d'insuline par jour, je vivais des hauts et de bas et j'ai même vécu deux hospitalisations en raison de sévères épisodes d'hypoglycémie, a-t-il dit. Aujourd'hui, mes quatre injections quotidiennes permettent un bon contrôle de la maladie.»
Le Victoriavillois a confié qu'il a toujours respecté scrupuleusement sa médication, qu'il a toujours fait de l'exercice quotidiennement. «Même dans les moments où c'était pénible», a-t-il avoué.
Et puis André Rousseau a toujours respecté son alimentation et fait attention à quatre groupes alimentaires. «Je pense au diabète en tout temps. Si je vais au restaurant, je m'informe de la nourriture, de ce que je vais prendre. Je calcule ma glycémie et je m'injecte la quantité d'insuline suffisante», a-t-il expliqué.
André Rousseau, à qui l'on a remis un tableau pour souligner ses 50 ans d'utilisation d'insuline, a tenu à remercier son épouse qui porte une attention spéciale à son alimentation et aux repas. Un merci aussi à son médecin. «C'est, en grande partie, grâce à elle, si je suis là aujourd'hui», a-t-il témoigné.
Diabète Bois-Francs
L'organisme Diabète Bois-Francs a vu le jour en 1984 et regroupe aujourd'hui quelque 500 membres des régions des Bois-Francs et de L'Érable, les territoires desservis.
Diabète Bois-Francs poursuit une mission de sensibilisation, de prévention et d'information sur la maladie et offre différents services à ses membres. «Nous organisons, au moins une fois l'an, des journées de dépistage dans un centre commercial. On peut aussi en tenir dans des groupes sociaux», a indiqué la vice-présidente, Nicole Cossette, qui a occupé la présidence de l'organisme pendant bon nombre d'années.
Diabète Bois-Francs organise aussi, à tous les deux mois, des réunions avec une conférence sur un sujet médical. Ces rencontres se tiennent à la Place Rita-St-Pierre de Victoriaville où l'organisme a pignon sur rue. Son bureau, d'ailleurs, est ouvert du mardi au jeudi. On peut joindre l'organisme au numéro 819 795-3360.
À propos du diabète
Le diabète est une maladie chronique incurable causée par une carence ou un défaut d'utilisation de l'insuline, produite par le pancréas, entraînant un excès de sucre dans le sang.
La cause réelle du diabète demeure, à ce jour, inconnue. Mais certains facteurs peuvent influencer l'apparition de la maladie comme l'hérédité, l'obésité, la grossesse et certains virus.
Le diabète, souligne le site Internet de Diabète Québec, constitue une maladie grave qui représente une des principales causes de cécité, d'amputations, d'insuffisance rénale et un facteur important de maladies cardiovasculaires.
On estime à environ 550 000 le nombre de diabétiques au Québec et environ la moitié d'entre eux l'ignore. L'Organisation mondiale de la santé prévoit que le nombre de personnes diabétiques doublera d'ici 2025 faisant du diabète la nouvelle épidémie.
La maladie, en terminant, a un impact économique énorme au Québec. On estime à environ deux milliards de dollars par année les coûts en soins de santé et les coûts indirects.
On peut consulter le site Internet de Diabète Québec à l'adresse
www.diabete.qc.ca.