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Quel avenir pour les futures générations?

Article mis en ligne le 22 novembre 2006 à 17:08
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Quel avenir pour les futures générations?
Je ne veux pas me présenter comme un grand «moralisateur» ou faire la morale, mais il y a des événements sur lesquels je ne peux fermer les yeux et laisser passer en silence.
On dit qu’il y aura de plus en plus de pauvres dans le monde et que les riches seront de plus en plus riches. Nos gouvernements forment des commissions d’enquête sur la pauvreté dans le monde avec l’argent de l’impôt et des taxes des travailleurs, c’est très bien de s’y intéresser, ça reste au point «parler pour parler». Les décisions, voilà ce qui peut faire du changement, avantager ou brimer les générations à venir. La vie m’a appris à surveiller les actes de toute personne détenant un poste : dans certains cas, ce que celle-ci dit c’est une chose, ce qu’elle fait en est une autre.

Venons-en au fait : Ultramar, filiale de Valéro, est une compagnie privée américaine avec un revenu net pour les neuf premiers mois de l’année de quatre milliards et demi. Le gouvernement du Québec, sur la demande d’Ultramar, a donné à celle-ci une loi spéciale appelée loi 229 qui donne droit à la compagnie d’exproprier tout propriétaire qui refuserait de donner droit de passage sur sa propriété. Par loi spéciale, on prend une partie du bien du petit pour le donner au gros. Il y a d’autres alternatives pour réaliser leur projet que l’on rejette du revers de la main. C’est sur la terre du petit producteur que l’on veut s’emparer d’un corridor à perpétuité pour augmenter leur fortune.

Parlons prochaines générations : le propriétaire actuel va toucher un montant d’argent, combien ? Et il devra payer l’impôt sur ce montant, il lui reste à payer les taxes à perpétuité et une diminution forte du rendement de sa terre selon la culture, en plus d’une diminution de valeur à la vente.

Les autres générations auront à respecter toutes les contraintes à perpétuité sans aucune autre compensation.

C’est ça : plus pauvre = producteur agricole ; plus riche = multinationales. Vous ne pensez pas qu’il est grand temps de réagir ? En parler c’est bien, mais prendre position c’est mieux.

Jacques Godin

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Vos commentaires

Aberrant, en effet !

Francis Laroche
Article mis en ligne le 27 novembre 2006
Une question de droit de propriété que je trouve choquante. Je comprends tous les cultivateurs d'être réticents à accepter de céder le droit de passage à une multinationale et je les encourage à faire valoir leurs droits ! L'expérience prouve qu'une fois le droit accordé, une multinationale peut se permettre à peu près n'importe quoi pour se dégager de ses responsabilités. On l'a vu dans l'ouest avec les puits de pétrole abandonnés par les compagnies et les terres contaminées, inutilisables et à décontaminer aux frais des agriculteurs. On le voit encore avec les éoliennes, où la compensation financière est de deux à trois moindre au Québec qu'en Ontario. Quelle aberration ! Et comme si ce n'est pas assez, une multinationale réussit à se faire voter une loi pour forcer les propriétaires de terres à collaborer !

Aberrant ce que le pouvoir de l'argent peut faire...!


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