Le CRECQ n’est pas confortable avec Gentilly-2
Dans le cadre des audiences publiques de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) qui ont lieu du 7 au 10 novembre 2006 à Bécancour, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ), sans vouloir s’imposer comme un expert dans le dossier de l’énergie nucléaire, cherche d’abord à poser les bonnes questions pour maintenir l’équilibre dans une perspective de développement durable (économie-société-environnement).
À première vue, deux éléments importants doivent être considérés dans le dossier de la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly-2. Tout d’abord, la poursuite de l’exploitation de Gentilly-2 permettra, sans nul doute, des retombées économiques importantes pour les régions de Trois-Rivières et Bécancour.
À cet égard, il est clair qu’une bonne partie de la population locale s’intéresse vivement à la survie de cet employeur. Mais n’est-il pas prématuré d’en déduire du même coup que cette même population locale, ainsi que celle du Québec en entier, est pro-nucléaire? Une telle logique nous semble dangereuse car elle pourrait mener à tous les excès…
En second lieu, et pour aller dans le même sens que le mémoire soumis par le CRECQ en décembre 2004 au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), rappelons que l’énergie nucléaire comporte son lot d’avantages, d’inconvénients et de risques.
Nous croyons que l’investissement nécessaire pour ces travaux de réfection amènerait beaucoup plus de retombées positives pour la région immédiate et pour tout le Québec s’il était orienté dans la recherche et la réalisation de techniques permettant plus d’efficacité dans le transport des énergies déjà fabriquées et dans l’utilisation de ces énergies.
Pourquoi ne pas investir dans le développement d’options plus durables et sans effet néfaste à long terme sur l’environnement? Il faut se souvenir qu’il y a deux ans seulement, la production éolienne d’énergie en était encore à ses balbutiements au Québec.
Maintenant, les investissements privés nous démontrent bien l’intérêt populaire et économique suscité par un développement énergétique qui ne présente aucun risque pour l’environnement des populations.
Des efforts en recherche et développement pour des énergies propres telles l’énergie solaire et la géothermie ne pourraient-ils pas avoir le même succès et ce, sans danger et dans le respect des populations futures?
Enfin, rappelons que le CRECQ est un organisme de concertation regroupant des intervenants en environnement de la région Centre-du-Québec dans le but de promouvoir la protection et l’amélioration de l’environnement dans une optique de développement durable.
CRECQ