Porcheries : où est l’erreur?
Une fois de plus, les producteurs de porcs crient à l’aide. Une fois de plus, le président de la Fédération des producteurs de porcs, Claude Corbeil, reconnaît qu’il y a de plus en plus de difficultés à affronter la concurrence étrangère (problème que j’ai dénoncé il y a bien longtemps et qui devrait prendre de l’ampleur car les pays importateurs construisent chez eux des méga porcheries).
Il y a le virus circovirus qui touche principalement les porcelets. Il y a le dollar canadien qui est élevé. Il y a aussi des producteurs qui n’arrivent pas à honorer leurs hypothèques.
Que de motifs pour exprimer ces mécontentements. Quant à la production, elle va très bien, mais attention de ne pas être en surproduction, ce qui va probablement se produire et là, chute d’un prix d’où le besoin d’aide.
Si ça va aussi mal que plusieurs le prétendent, il faut expliquer à la population pourquoi les agriculteurs s’obstinent à vouloir continuer à construire des porcheries dans toutes les municipalités de la MRC d’Arthabaska (pour ne pas parler de ce qui est d’actualité).
Cela doit bien rapporter, sinon pourquoi veulent-ils investirent des centaines de milliers de dollars pour ériger celles-ci? À moins qu’ils soient mal informés? Bien entendu, tout le monde sait que porcherie égale odeurs, mais aussi et surtout, pollution.
Personne nie ce fait car il y a de nombreux et nouveau cas tous les ans. Protégeons les endroits qui sont encore sains, mais faisons-le tous ensemble et sans hypocrisie.
Jean-Claude Royer
Ham-Nord