Des dizaines de planchistes ont participé à la compétition.
On célèbre l'hiver au centre-ville
Il fallait arriver tôt ou du moins avoir des yeux tout le tour de la tête pour ne rien manquer du tout premier «centre-ville en neige», organisé par la Société de développement commercial (SDC) Centre-ville de Victoriaville. Des moindres petits détails réalisés par les sculpteurs de neige aux spectaculaires acrobaties exécutées par les planchistes, tout avait été pensé pour que cette grande fête familiale prenne son envol et ainsi, perdurer pour encore bien des années.
«On est vraiment très content de la réponse du public, a confié la responsable de la SDC, Manon Chouinard, qui évalué à 2 000 le nombre de visiteurs. De voir autant de petits et de grands avec le sourire aux lèvres est certainement la plus belle récompense pour notre équipe. Étant donné que le projet était tout nouveau, il fallait d’abord tâter le pouls de la population. Et à voir la réaction des Victoriavillois, il est évident que cette activité va prendre de l’ampleur l’an prochain!»
Même si ce grand rassemblement se déroulait sur deux journées, il ne faut pas se cacher que l’ambiance du dimanche était loin d’être comparable à celle de la veille. Avec la fermeture d’une partie de la rue Notre-Dame Est et l’installation des différentes attractions sur la chaussée, on aurait cru que le centre-ville s’était transformé, le temps d’une journée, en un grand carnaval.
D’un côté, une dizaine de sculptures de neige arboraient la promenade de la Gare, à l’occasion d’un concours réservé aux artistes amateurs et semi-professionnels. Même le sculpteur de renommée mondiale, Guy Beauregard, était de la partie, lui qui a profité de son expérience pour assumer le rôle de juge. Inévitablement, ce dernier a également réussi à en mettre plein la vue, en réalisant «Le gardien des sculptures». «Pour une première, on peut dire que c’est bien réussi, a avoué le principal intéressé. Évidemment, certains ajustements devront être apportés pour l’an prochain, par exemple la qualité de la neige. En plus de n’être pas tout à faite blanche, celle-ci avait de la difficulté à durcir, en raison de la quantité importante de calcium. Malgré ces petits détails qui font toute la différence, il n’en demeure pas moins que cette activité est géniale. En plus d’être nombreux, les visiteurs semblent très intéressés par notre travail.»
Dans ce concours, le premier prix a été remporté par les représentants de l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie de Victoriaville. Pour sa part, Mario Lambert a terminé en deuxième position, tandis que Steve Angers a mis la main sur le troisième prix.
Et à quelques pas de ces chefs-d'œuvre, il était possible d’admirer les prouesses des jeunes casse-cous, qui avaient concocté un système d’élastique ingénieux, le «Snowboard Banshee Bungee», pour exercer leurs manœuvres. Une invention venue directement des États-Unis, qui a fait sa première apparition québécoise en sol victoriavillois. Et pour les plus frileux, il était possible de rester bien au chaud au Café Farniente, alors que le conteur Marc-André Fortin a raconté quelques anecdotes autour d’une bonne boisson chaude.
«Étant donné que la Ville va souligner son 150e anniversaire l’an prochain, on aimerait bien rencontrer le comité organisateur de cette fête pour réaliser quelque chose en commun, a ajouté Mme Chouinard. Le fait de fermer la rue De Bigarré jusqu’à Bois-Francs pour déplacer les sculpteurs à cet endroit sera aussi envisagé. L’idée d’un atelier de sculpture sur une grande murale de neige, avec M. Beauregard, pourrait plaire à beaucoup de personnes. Mais une chose est certaine, ce n’est pas les idées qui manquent!»
Régis
Commentaire mis en ligne le 7 février 2010Tout à fait d'accord avec m. Côté.