L’agente Marcoux sauve deux vies : «J’étais à la bonne place au bon moment»
Sur le coup, la policière Annie Marcoux de la Sûreté du Québec de la MRC d’Arthabaska n’a pas eu le temps de réfléchir. Quelques heures plus tard, elle se rend compte que son intervention a sans doute sauvé la vie de deux femmes, une fille et sa mère à mobilité réduite. «Je ne sais pas ce qui serait arrivé, si je n’étais pas passée par là. J’étais à la bonne place au bon moment», a-t-elle raconté au
www.lanouvelle.net, samedi après-midi, au moment de reprendre son boulot.
Annie Marcoux, une policière de 14 ans d’expérience, avait terminé vers 4 h, samedi, son quart de travail et se dirigeait vers sa résidence lorsqu’en circulant sur le boulevard Labbé Nord à Victoriaville, elle aperçut une lueur provenant d’un abri d’auto. «J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une lumière, mais en y regardant de plus près, j’ai bien vu des flammes sortant d’un véhicule sous l’abri. Ça devait avoir commencé depuis un moment puisque les flammes étaient assez intenses», a confié la policière.
Sitôt après avoir constaté la présence de flammes, Annie Marcoux alerte les pompiers, puis elle se dirige rapidement vers la résidence. «J’ai cogné à la porte avant pour réveiller les occupants. Puis, je me suis aperçu que la porte n’était pas verrouillée. Je suis entrée et j’ai vu une dame, debout, que mes coups à la porte ont réveillée. Je lui ai dit que le feu faisait rage, qu’il fallait évacuer, a mentionné la policière. À ce moment, la fumée commençait à faire irruption dans la résidence. J’ai demandé à la dame s’il y avait une autre personne. Il y avait sa mère à mobilité réduite. Je les ai aidées à sortir par la porte avant.»
Tout se passe très vite. «On n’a pas le temps de penser, cela fait partie de notre travail», a-t-elle dit, humblement.
C’était la première fois que l’agente Annie Marcoux vivait pareille situation. «Sur le coup, on fait notre travail. Aujourd’hui, je réalise que j’ai peut-être aidé à sauver deux vies. Je suis fière, bien sûr. C’est gratifiant et valorisant. Ça n’arrive pas à tous les jours, cela nous sort de la routine», a souligné la policière qui a reçu, samedi, de nombreuses félicitations bien méritées.
L’incendie a causé des dommages évalués entre 30 000 $ et 40 000 $. Le feu, selon le Service de sécurité incendie, serait d’origine électrique. Il aurait pris naissance dans le chauffe-moteur d’un véhicule.
Un véhicule a été détruit, un autre légèrement endommagé et les flammes se sont ensuite propagées à l’abri d’auto.
La quinzaine de pompiers dépêchés sur les lieux et dirigés par le lieutenant Luc Girouard ont mis environ 30 minutes à maîtriser l’incendie.
raymond lacasse
Commentaire mis en ligne le 22 février 2010nous avons la critique facile face à nos policiers au québec, nos voisins anglophones sont très respecteux pour les policiers...mais ici je suis certain que ce geste passera inaperçu pour cette plolicière.J'espère son patron et surtout celui plus haut agira pour que son geste soit placé comme geste héroique.
bravo mme marcoux, siun jour je vous rencontre ( même si je suis en faute) je garderai un très haut respect..madame.