Henri Vallières
Inquiétudes au bord de la Bulstrode
«Échaudée» par les débordements dans les secteurs situés au pied du mont Arthabaska, la Ville de Victoriaville se serait assurée que le développement projeté du Domaine Colonial à l’autre bout de la Ville ne provoque pas une pression supplémentaire sur la rivière Bulstrode.
L’inquiétude paraît régner dans ce district, un résidant de la rue Louise, Henri Vallières, en a témoigné lors de la période de questions de la séance ordinaire du conseil municipal lundi soir.
Il a aussi déposé une pétition signée par 72 personnes ayant les mêmes appréhensions que lui. Il craint que la construction de quelque 700 maisons ait un impact sur le niveau et le débit des eaux de la rivière Bulstrode en cas de fortes pluies.
Tant le maire Alain Rayes que le directeur général, Martin Lessard, se sont appuyés sur les rapports d’experts pour dire que la rivière Bulstrode, à la hauteur du Domaine Colonial, avait la capacité d’absorber un grand débit d’eau en cas de fortes pluies.
Pas question de retenir l’eau dans ce secteur, a expliqué M. Lessard.
«La problématique est ailleurs, au réservoir Beaudet», a-t-il ajouté.
Il a expliqué qu’en cas de fortes pluies, le réservoir peut se gonfler pendant une dizaine d’heures avant qu’il faille en abaisser le niveau. «À la hauteur du Domaine Colonial, l’eau s’évacue en une trentaine de minutes.» Il faut donc qu’elle s’évacue le plus rapidement possible en aval avant de recevoir le trop-plein du réservoir Beaudet, a-t-il précisé.
La Ville a d’ailleurs organisé une rencontre entre les ingénieurs de Teknika et les fonctionnaires municipaux pour discuter justement de ce dossier.
Le citoyen n’a pas paru plus réconforté par les rapports des ingénieurs, évoquant toutes sortes de solutions, comme le creusage du lit de la rivière, l’installation d’un tuyau.
Il a promis d’aller chercher le maire en personne pour l’amener chez lui si sa propriété était inondée. «Je serai à l’Hôtel de ville!», a répondu M. Rayes.