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Ça manifeste à Victoriaville

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 27 janvier 2010 à 15:05
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Ça manifeste à Victoriaville
Une manifestation pour sensibiliser les citoyens aux conditions de travail dans le réseau de la santé et des services sociaux. Des tracs ont aussi été distribués.
Ça manifeste à Victoriaville
Des travailleuses et travailleurs de la santé, membres de la Fédération de la santé et des services sociaux CSN (FSSSS-CSN), ont manifesté, en fin d’avant-midi mercredi, devant la résidence Le Roseau du CHSLD Ermitage de Victoriaville.
De telles manifestations se tenaient un peu partout au Québec devant des établissements où travaillent des membres de la FSSS-CSN.

En présence du vice-président régional de la FSSS-CSN de la région Cœur-du-Québec, Claude Audy, les syndiqués (es) ont voulu ainsi sensibiliser la population à leurs conditions de travail et à défaire le discours véhiculé.

«On dit que nous sommes «gras dur», qu’on fait des gros salaires. Si c’était le cas, on ne connaîtrait pas de pénurie de main-d’œuvre. Si on était si bien, on aurait du monde pour travailler», a lancé Claude Audy.

«À cause des conditions de travail, on est incapable de recruter du personnel, a-t-il ajouté. On se demande toujours si, à la fin de notre quart de travail, on sera obligé de rester.»

Les travailleuses et travailleurs réclament des emplois décents. «Il y a de quoi qui ne fonctionne pas, ce n’est pas normal. Il faut redonner des conditions pour que les gens veuillent travailler et rester dans le réseau», a soutenu le vice-président régional.

«Et qu’on arrête de dire que nous sommes «gras dur», a-t-il insisté. Ce qu’on gagne, on le mérite. Nous sommes d’honnêtes travailleurs et il n’y a aucune honte à réclamer une augmentation. Nous y avons droit. Ce n’est pas nous qui avons causé le déficit du Québec.»

Les syndiqués, a rappelé Claude Audy, doivent en arriver à un règlement avec le gouvernement d’ici le 31 mars. «À la table de négociations, il y a une volonté de négocier. Des offres ont été déposées. Chose certaine, nous ne voulons pas l’imposition d’un décret comme la dernière fois.»

Le représentant syndical demeure optimiste. «Mais nous sommes encore loin d’un règlement. Il y a beaucoup de points litigieux, dont les salaires», a-t-il indiqué.

«À la table commune, on parle d’une augmentation de 7% sur cinq ans, ce qui inclut notamment l’équité salariale et le maintien de l’équité. En fin de compte, cela peut représenter 0,5% d’augmentation. C’est inadmissible», a-t-il souligné.

Dans la région Centre-du-Québec, la FSSS-CSN représente 6 000 personnes.

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