Guylaine Walsh et quelques créations
Des chapeaux de plus en plus reconnus
L'artiste Guylaine Walsh a véritablement trouvé sa voie avec ses chapeaux éthiques. Trois ans après avoir débuté la fabrication de ses chapeaux, qui sont maintenant entièrement faits de cravates récupérées, son travail est de plus en plus reconnu dans la province.
Installée dans son salon à Saint-Norbert d'Arthabaska, Guylaine est vraiment inspirée par les cravates qui se transforment, sous ses yeux, en couvre-chefs tous plus originaux les uns que les autres.
Ses chapeaux se retrouvent donc, maintenant, sur plusieurs têtes et dans plusieurs magasins et boutiques à travers la province. Et tout cela ne s'est pas fait sans effort de la part de l'artiste.
Après avoir présenté son travail dans différents salon, expositions et événements, elle a décidé, l'été dernier, que ses créations allaient s'installer dans des magasins. Alors, son sac de chapeaux sous le bras, elle a fait le tour de différents endroits pour les présenter. Une tournée qui aura été fructueuse et qui fait en sorte qu'on peut se procurer un Chapôéthique à Baie St-Paul, Québec, St-Jean-Port-Joli, St-Jovite et Montréal. «Et rien n'est en consigne», indique fièrement Guylaine. Une seule ombre au tableau, Victoriaville n'a pas encore de point de vente pour ses chapeaux. Pourtant, lorsqu'elle se présente au mont Arthabaska, lors des Ballades gourmandes, elle réalise d'excellentes ventes.
Les Chapôéthiques de Guylaine Walsh connaissent aussi une nouvelle popularité chez les femmes atteintes de cancer. En effet, elles apprécient tout particulièrement le confort des chapeaux qui permettent de camoufler, autrement, la perte des cheveux. «Ça leur donne un petit coup de joyeux», indique Guylaine.
Depuis le début de cette aventure, en 2006, les chapeaux ont bien évolué. Si au départ, il fallait davantage avoir de l'audace pour les porter, aujourd'hui ils sont accessibles à plein de gens, hommes ou femmes. Ils sont toujours cousus à la main par la créatrice et ont tous leur particularité. Différents matériaux ont servi, au fil des ans pour la réalisation des chapeaux (toujours récupérés). Mais depuis qu'elle a découvert les cravates et toutes leurs possibilités, elles sont à la base de tous les chapeaux. D'ailleurs, Guylaine a son réseau de fournisseurs et possède chez elle une quantité impressionnante de cravates qui sont sur la corde à l'extérieur à s'éventer ou sagement installées sur un support au mur, attendant d'être choisies pour changer de vocation. «C'est la cravate qui m'inspire», avoue-t-elle. Qu'elle soit en laine, en soie ou en polyester, il suffit à Guylaine de la regarder pour voir comment elle pourrait devenir un beau chapeau…
L'inspiration est toujours là, et la passion du chapeau aussi. L'artiste a d'ailleurs quelques projets pour transmettre cet amour du chapeau autant aux jeunes et aux adultes. «Ça me comble encore de faire ça», ajoute-t-elle. Et comme le dit maintenant son nouveau slogan, avec ses Chapôéthiques, chaque pas est éthique.
Guylaine Walsh
Commentaire mis en ligne le 9 février 2010Deux jours après la sortie de l'article de Manon sur mes chapeaux, une entente a été conclu avec Manteaux Langlois 200 rue Notre-Dame est. Vous pouvez maintenant les voirs et essayer au centre ville! Une bonne douzaine vous y attendent!