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Heureux comme un poisson dans l’eau

Benoît Plamondon par Benoît Plamondon
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Article mis en ligne le 6 décembre 2009 à 13:34
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Heureux comme un poisson dans l’eau
Jiri Fischer
Heureux comme un poisson dans l’eau
Au cours de ses deux saisons passées dans l’uniforme des Olympiques de Hull, de 1997 à 1999, Jiri Fischer a fait beaucoup de chemin.
Choix de première ronde (11e au total) des Olympiques lors de l’encan européen de la Ligue canadienne de hockey, le Tchèque a disputé deux saisons au sein de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Après avoir récolté 22 points en 70 sorties la première année, Fischer a amassé 78 points, dont 22 buts, l’année suivante.

Sélection de première ronde (25e au total) des Red Wings de Détroit, le défenseur a fait le saut dans la Ligue nationale de hockey dès l’année suivante. Il a disputé six saisons (outre celle du lock-out où il a joué en République tchèque) à Détroit, cumulant 60 points en 305 affrontements.

Le 21 novembre 2005, alors que les Red Wings accueillaient les Prédateurs de Nashville, la vie du colosse de 6’5’’ et 225 livres a basculé. Foudroyé d’une attaque cardiaque alors qu’il était au banc des siens, le cœur de Fischer a cessé de battre. Les médecins l’ont réanimé derrière le banc des joueurs des Wings. Il n’a jamais disputé une autre rencontre de la Ligue nationale par la suite.

Aujourd’hui âgé de 29 ans, Fischer s’est rapidement trouvé du boulot après cet incident bouleversant, étant promu directeur du développement des joueurs des Red Wings, poste qu’il occupe depuis trois ans maintenant.

De passage à Victoriaville la semaine dernière pour rencontrer l’espoir des Wings Andrej Nestrasil, Fischer a dit flotter sur un nuage dans ses nouvelles fonctions, en entrevue au www.lanouvelle.net.

Il transmet, aujourd’hui, ses connaissances aux jeunes joueurs appartenant aux Wings un peu partout sur la planète. Il a passé les trois derniers jours sur la glace de l’Amphithéâtre Gilbert-Perreault et du Pavillon Jean-Béliveau à prodiguer des conseils à son protégé.

«Présentement, je ne me verrais pas faire autre chose de ma vie. Ma famille et moi sommes installés à Détroit et nous vivons de paisibles moments», a-t-il dit.

Lorsqu’il transmet ses connaissances aux hockeyeurs sur la glace, on sent la passion de l’ancien défenseur. Dans son élément, Fischer précise qu’il ne songe pas, du moins pour le moment, à amorcer une carrière d’entraineur.

«J’aime la stabilité que m’apporte mon emploi présentement. J’ai été dirigé par Claude Julien avec les Olympiques. Il était, à mon avis, le meilleur entraîneur du circuit et l’un des meilleurs de la Ligue nationale aujourd’hui, ce qui ne l’a pas empêché de diriger cinq formations en un peu plus de dix ans. Ils sont rares les entraîneurs comme Brian Kilrea (qui a passé toute sa carrière de 32 saisons comme entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa) qui demeurent avec la même équipe toute leur carrière. J’aime beaucoup travailler individuellement avec les joueurs, ce que me permet mon emploi avec les Wings. À titre de hockeyeur, je me considère très chanceux de n’avoir jamais été échangé», a-t-il fait valoir.

Claude Julien, après son passage avec les Olympiques, a dirigé les Bulldogs d’Hamilton durant quatre saisons. Il s’est joint, par la suite, au Canadien durant un peu moins de trois campagnes. Après un bref passage avec les Devils du New Jersey d’à peine une année, il s’est joint aux Bruins de Boston, avec qui il est encore aujourd’hui.

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