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La maison Vachon pourrait déménager à la fin de l’été

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 30 juin 2009 à 11:29
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La maison Vachon pourrait déménager à la fin de l’été
La maison Vachon
La maison Vachon pourrait déménager à la fin de l’été
André Capistran n’espère plus ce sursis d’un an qu’il avait demandé au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) pour maintenir au 300, boulevard Pierre-Roux (Industriel) la maison Vachon. «Ou je parviens à acheter une parcelle de terrain pour la garder sur ses fondations ou je dois la déménager à la fin de l’été. Ce sont les deux scénarios auxquels je m'attends.»
Propriétaire de la maison Vachon depuis qu’il l’a acquise à l’issue d’un encan organisé par le ministère des Transports à la fin de 2008, André Capistran avait espéré que le MDDEP mène une étude sur la crue des eaux pendant quatre saisons.

Malgré ses démarches, ses propositions d’occupation, une pétition signée par 1 200 personnes qu’il a fait parvenir au premier ministre et aux ministères concernés, il n’a pas obtenu le sursis espéré.

Le MDDEP a toujours évoqué le fait que la maison est située en zone inondable pour exiger qu'il fasse place nette au 300, boulevard Pierre-Roux. «Quand le ministère a décidé que c’était une zone inondable, il a vraiment peinturé large!»

Tout ce que M. Capistran a pu obtenir, c’est un délai de quelques semaines pour préparer le déménagement du bâtiment centenaire, Hydro-Québec ayant déjà pris des mesures pour s'assurer que le déménagement puisse se faire sans heurt. Il a déjà choisi l’emplacement, le Rang Allard à Victoriaville. «Au ministère des Transports, on m’a fait comprendre qu’il n’y avait pas d’urgence à déménager la maison.»
«Bachand n’a pas mis ses culottes!»
André Capistran se dit déçu de l’attitude du député Claude Bachand, à qui il reproche de ne «pas avoir mis ses culottes» pour protéger la maison patrimoniale. «Je suis déçu. S’il avait eu une volonté politique, on aurait pu sauver la maison!»
L’ex-conseiller municipal dit du député d’Arthabaska qu’il n’a pas agi dans ce dossier parce que la Ville de Victoriaville n’avait pas manifesté son intérêt à sauvegarder la maison là où elle est. Ce que dément le député (voir autre texte). «Claude Bachand n’est pas que le député de Victoriaville. Que la Ville n’en veuille pas, c’est une chose. Mais il y a d’autres personnes, d’autres organismes qui avaient de l’intérêt pour les bâtiments et le lieu», dit André Capistran. Il fait allusion aux 1 200 signataires de sa pétition, à l’appui de la Société d’agriculture pour un projet de musée agricole ou encore à ce projet qu’avait l’École nationale du meuble et bois ouvré d’offrir des ateliers de charpenterie dans la grange du 300, boulevard Industriel.
Un centre «écotouristique»
François Fillion, citoyen de ce district (qu’il veut également représenter au conseil municipal) a aussi entrepris des démarches de son côté pour sauvegarder le 300, boulevard Pierre-Roux, un «petit bijou du patrimoine».
«Même si je sais qu’il est minuit moins cinq, je le fais publiquement parce que je me sentirais mal à l’aise de n’avoir pas parlé quand c’était le temps», a déclaré M. Fillion.

À l’instar du propriétaire, M. Fillion ne comprend pas que le MDDEP soutienne que l’immeuble est situé en «zone inondable». «J’habite Victoriaville depuis trente ans, jamais il n’y a eu d'inondation sur le boulevard Industriel. Cet argument ne tient pas la route!»

Lui aussi s’est présenté au bureau du député Bachand. «Il n’a pas d’intérêt pour ce dossier. Il m’a envoyé à la Ville qui, elle, m’a envoyé à la MRC.»

M. Fillion dit que beaucoup d’usages seraient envisageables sur ce site «magnifique», à proximité de la piste cyclable et du réservoir Beaudet.

«On pourrait en faire une vitrine pour les organismes écotouristiques, donner pignon sur rue à l’écoquartier que je souhaiterais créer dans le district Sainte-Famille.» Un organisme comme Canards illimités pourrait aussi y avoir de la visibilité, ajoute-t-il. Il serait préférable que des organismes voués à l'écotourisme s'installent dans un immeuble recyclé que dans un «bâtiment froid et sans âme», a-t-il conclu.

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Gilles Besmargian

Commentaire mis en ligne le 30 juin 2009
Dès le départ dans cette affaire, André Capistran savait très bien en achetant cette maison qu'elle devait être démolie. Point à la ligne...

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