Grippe A (H1N1) : 9 cas confirmés
Avant de mettre sous presse (jeudi), l'Agence régionale ne disposait pas encore des plus récentes statistiques sur le nombre de cas de grippe A (H1N1). Mais à la toute veille de la Fête nationale (mardi 23 juin), 9 cas avaient cependant été confirmés.
Les premiers cas ont été détectés les 17, 18 et 19 juin, en Mauricie et au Centre-du-Québec, affectant d'abord deux femmes et deux jeunes hommes.
«La progression se fait ici, comme ailleurs au Québec», note René Lord, conseiller en communications de l'Agence régionale de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Il note toutefois que dans l'Estrie, le nombre de cas est déjà plus important (33).
On ne peut toujours pas savoir d'où proviennent les cinq femmes et les quatre hommes infectés par le virus, non plus s'ils sont hospitalisés. On sait seulement que six d'entre eux sont de jeunes personnes, ayant moins de 20 ans.
Une chose est sûre, pour que l'on ait détecté le virus H1N1, il fallait que ces patients soient suffisamment mal en point pour consulter un médecin, soit en clinique, soit à l'urgence d'un centre hospitalier. Une prise de sang révèle ou non la présence de ce type de grippe. On peut être affecté par ce virus sans nécessairement le savoir.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux n'a toujours pas ordonné la réouverture des centres de coordination d'urgence. Un centre avait été ouvert, durant quelques jours, en mai, à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska, mobilisant le personnel. «Mais la surveillance demeure étroite», précise le porte-parole de l'Agence.
Les habituelles mesures d'hygiène sont recommandées et, à l'hôpital, par exemple, tout à côté des distributeurs de désinfectant pour les mains, se trouvent aussi des masques. On en conseille le port aux personnes qui font de la fièvre ou qui toussent.
Jeudi, la grippe A (H1N1) avait entraîné le décès de neuf personnes au Québec.