Arlène Fillion, de la Fromagerie, Jeannine encadrée des deux porte-parole du Festival, Patrick Marsolais et Robert Trottier
Six fromages d’ici convoitent un Caseus
Sept fromages d’ici font partie des finalistes à la Sélection Caseus, le 11e prestigieux concours des fromages fins du Québec. La Fromagerie 1860 du Village à Warwick, la Fromagerie du Presbytère à Sainte-Élizabeth et la Fromagerie Jeannine de Saint-Rémi-de-Tingwick devront, comme l’an dernier, patienter jusqu’au 14 septembre, avant de savoir s’ils toucheront un Caseus.
Le dévoilement des 66 finalistes des 22 catégories du concours organisé par l’Institut de technologie agroalimentaire et le Festival s’est déroulé, pour la première fois, à la salle des Aramis de Warwick, l’habituel «bistro» étant, cette année, situé à l’extérieur du Salon des fromages.
Au total, 154 produits fabriqués dans 37 entreprises différentes ont été soumis à deux jurys de 23 personnes. C’est un peu moins que l’an dernier, alors que 45 fromageries avaient participé à la compétition avec leurs 163 produits.
La Fromagerie 1860 du Village – autrefois Fromagerie Côté – fait encore honneur à son fondateur, Georges Côté qui, justement, cette année, occupe la présidence d’honneur du Festival des fromages, qu’il avait également créé il y a 15 ans.
Quatre des fromages fabriqués dans l’usine warwickoise de Saputo, le Cendré de lune, le Lady Laurier (lancé l’an dernier), le Cogruet et le Mont Gleason sont en lice. Si l’entreprise est six fois finaliste, elle ne pourra toutefois espérer plus de quatre Caseus puisqu’elle rivalise avec elle-même dans deux catégories : fromage de lait de vache à pâte molle (Cendré de lune et Lady Laurier), lait de vache à pâte ferme ou dure (Cogruet et Mont Gleason). Son Cendré de lune pourrait prétendre à deux Caseus puisqu’il figure aussi dans la catégorie des fromages à croûte fleurie. Quant à son Lady Laurier, il fait partie des 12 prétendants au Prix du public.
Avec trois nominations, la Bergerie Jeannine en a aussi deux dans la même catégorie (fromage de lait de brebis), son Étoile bleue et son Monarque. Pour son Étoile bleue, la fromagerie d’Arlène Fillion figure aussi au titre de finaliste pour une mention spéciale accordée à une nouvelle entreprise de moins de cinq ans. L’an dernier, cette entreprise de Saint-Rémi avait obtenu deux Caseus.
Le Bleu d’Élizabeth fabriqué à la Fromagerie du Presbytère de Sainte-Élizabeth-de-Warwick se distingue dans quatre catégories : fromage de lait de vache à pâte ferme ou dure, à pâte persillée. Il pourrait lui procurer, comme l’an dernier, une mention spéciale pour le meilleur fromage biologique. Et, enfin, il fait aussi partie de ces douze fromages qui se promèneront de marché en marché tout l’été pour séduire les papilles du public.
L’un des porte-parole du Festival, le chef cuisinier Robert Trottier (de Tout simplement Clodine) a d’ailleurs dit qu’il se donnait comme «mission» de faire apprécier plus particulièrement les formages bleus, par le biais de ses ateliers. Les fromages, on peut les goûter et aussi les cuisiner, a-t-il précisé.
Le président d’honneur a rappelé qu’au cours de ses deux premières années, en 1993 et en 1994, Warwick vibrait par son Festival de la poutine. «On a changé!», a-t-il dit. Au fil des années, au lieu de s’«empâter l’industrie laitière s’est affinée.»
Dans l’aréna, le Salon des fromages a élargi ses allées, notamment parce que son bistro se trouve sous un chapiteau à l’extérieur. Et ce serait en partie parce que certains ne voulaient pas se retrouver sous le chapiteau qu’il y aurait un peu moins d’artisans fromagers au Salon que l’an dernier, a indiqué le président, Alain Faucher. La crise des fromages de l’automne dernier «n’a pas aidé non plus», a-t-il admis.
«Ce n’est pas une année facile», a aussi déclaré le nouveau directeur général de la Corporation du Festival des fromages, Pierre Gratton, devant l’auditoire du cocktail. Malgré tout, la vingtaine de fromageries présentes au Salon constitue une «brochette représentative de la vitalité de l’industrie», a-t-il ajouté.