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Tingwick a osé et gagné…

Claude Thibodeau par Claude Thibodeau
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Article mis en ligne le 16 juin 2009 à 16:04
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Tingwick a osé et gagné…
André Langevin du Carrefour action municipale et famille, le maire de Tingwick, Paul-Émile Simoneau, bien heureux du prix remporté, et le préfet de la MRC d’Arthabaska, Lionel Fréchette.
Tingwick a osé et gagné…
La création, en 2007, d’un service de garde unique et flexible a valu à la municipalité de Tingwick le prix «Action municipale et famille 2009» dans la catégorie moins de 10 000 habitants du Carrefour action municipale et famille lors du colloque annuel de l’organisme tenu à Amos à la fin mai.
«Tingwick a innové avec un projet unique, flexible, coûtant pas trop cher. En fait, il ne coûte rien au gouvernement et aux contribuables», a souligné André Langevin, formateur au Carrefour action municipale et famille.

Le maire Paul-Émile Simoneau a rappelé que le conseil municipal avait tenté, en vain, de mettre sur pied un projet de service de garde avec la Commission scolaire des Bois-Francs.

Finalement, à la suite d’une rencontre avec Geneviève Brizard, l’instigatrice du projet, les élus de Tingwick ont accepté de fournir un local, les différents besoins du service de garde et de défrayer les coûts d’une ressource. «Dès la première année en 2008, 33 jeunes ont profité du service sous la responsabilité de Mme Brizard», a-t-il confié.

La municipalité se devait d’agir, a signalé le maire, voyant les enfants aller dans un service de garde à Warwick après les heures de classe. «Si on voulait garder nos familles à Tingwick, il fallait agir autrement. Aujourd’hui, tout le monde est heureux», a fait savoir le maire Simoneau.

Le local du service de garde fera aussi l’objet de travaux de réaménagement intérieur durant l’été.

Le service de garde montre de la souplesse, s’adaptant aux besoins des familles. Il en coûte 7 $ par jour pour un minimum de fréquentation de trois jours par semaine. Les parents, qui n’en ont besoin qu’une journée par exemple, assument un coût de 10 $.

«Tout est en place pour le bien-être des enfants. Les responsables vont chercher les enfants à l’école pour les amener au service de garde. Au besoin, l’éducatrice leur fait faire leurs devoirs. Le service est aussi ouvert les journées pédagogiques», a fait remarquer le maire de Tingwick.

Le service ne reçoit aucun apport financier de l’extérieur, autre que la contribution municipale qui s’élève à environ 2 000 $ par année.

«Voilà un bel exemple de débrouillardise, un exemple exceptionnel», a commenté André Langevin, lui qui a accompagné Tingwick dans l’élaboration de sa politique familiale.
Politique familiale adoptée
Le projet de service de garde municipal a constitué la bougie d’allumage pour aller de l’avant avec l’élaboration de la politique familiale de Tingwick, adoptée en mai par le conseil municipal.
«Le rôle que me confie le ministère de la Famille et des Aînés est d’accompagner les municipalités, de leur donner des conseils, mais je n’interviens pas trop, a dit André Langevin, ex-maire de Coaticook. Le milieu doit tracer un portrait de sa municipalité, voir quelles sont les problématiques et y identifier des actions. Moi, je suis le bras actif du ministère, m’assurant d’un bon plan d’action et de la présence de bonnes idées.»

S’échelonnant sur une période de trois ans, la politique familiale constitue un ensemble de mesures concrètes visant l’amélioration de la qualité de vie des familles.

Le comité famille a identifié 23 constats et suggéré autant d’actions, de la visite préventive à domicile des pompiers aux deux ans allant jusqu'à la préservation du patrimoine bâti et naturel en passant notamment par l’aménagement d’un coin famille dans les salles municipales louées, la mise à jour du bottin des ressources de Tingwick, le remboursement de la moitié de la facture d’achat de couches de coton jusqu’à concurrence de 200 $, des dimanches culturels en été, l’embauche d’un coordonnateur sportif et la constitution d’une banque de patins et de casques usagés mise à la disposition des familles en début de saison hivernale.

Le préfet de la MRC d’Arthabaska, Lionel Fréchette, a félicité les intervenants de Tingwick pour leur politique familiale. «C’est une façon de donner un plus, un sentiment d’appartenance aux citoyens. C’est signe que les actions sont menées en faveur des familles», a signalé le préfet, également maire de Sainte-Hélène-de-Chester, aussi en processus d’élaboration d’une politique familiale.

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