Marie-Josée Roy en compagnie de Caresse, une femelle Bouvier bernois de cinq ans que la SPAA a sortie de son errance et qu’elle garde comme mascotte, trop mal en point pour être confiée à l’adoption.
Marie-Josée Roy apprivoise la SPAA
En poste depuis le 8 juin, Marie-Josée Roy, nouvelle directrice générale de la Société protectrice des animaux d’Arthabaska (SPAA), a plus d’un mot en bouche, c’est certain. Mais il y en a un qu’elle dit et redit, «sensibilisation».
Et ces jours-ci, à l’approche de la grande période des déménagements, elle s’inquiète déjà de tous ces animaux qu’on abandonnera dans les logements ou encore sur le bord des rangs. Parce que, déjà, il y a des chats… dans des cages pour chiens!
«Dans un organisme comme la SPA, la sensibilisation est toujours à refaire. Comme en environnement, les dégâts sont toujours la responsabilité des humains. Derrière chaque animal en détresse, il y a quelqu’un qui a manqué à ses responsabilités.»
Si elle fait allusion à l’environnement, c’est que la nouvelle directrice générale de la SPA y a œuvré, à travers divers organismes communautaires. Originaire de Warwick, bachelière en récréologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Mme Roy a travaillé dans divers milieux, à Trois-Rivières et à l’Ange-Gardien avant de revenir dans les Bois-Francs, à Saint-Samuel, puis à Saint-Norbert-d’Arthabaska où elle réside maintenant. Pendant quelque temps, elle a été agricultrice, s’adonnant à l’élevage de veau de grain. «Les animaux m’ont toujours intéressée», dit-elle. À Saint-Norbert, son environnement s’anime de poneys, de chiens, de chats, de veaux, de lapins.
Elle a postulé à la direction générale de la SPAA pour revenir à la coordination (six patrouilleurs et animalières) et parce qu’il s’agit d’un organisme communautaire voué à la protection des animaux, un organisme suffisamment récent (deux ans et demi) pour présenter un défi. Elle entend continuer le travail de structuration entrepris par sa prédécesseure (Dominique Roux), tisser des liens encore plus serrés avec les municipalités membres et marteler son message.
Actuellement, 22 municipalités des MRC d’Arthabaska, de l’Érable et quelques-unes d’ailleurs, sont membres de la SPAA. «L’important est de répondre à leurs besoins. Et il reste du travail à faire pour tracer les lignes d’intervention directrices. Pas une municipalité ne possède les mêmes règlements.»
Marie-Josée Roy reprendra aussi le travail amorcé pour convaincre les propriétaires de chiens de se procurer la précieuse plaquette d’identification (20 $ annuellement). «Ça fait partie du travail de sensibilisation. Un chien qu’on identifie, c’est un chien qu’on protège, parce qu’il nous permet de le retrouver plus facilement. Les gens sont plus portés à nous appeler pour un chien errant portant une licence à son cou.»
L’objectif n’est pas de «remplir» les cages de la SPAA, dit-elle. Mais lorsqu’on veut se départir de son minou ou de son toutou, il est préférable de se rendre à la SPAA (691, rue de l’Acadie à Victoriaville). Les citoyens résidant dans une municipalité membre n’ont rien à débourser (un don est toutefois bien accueilli) pour y laisser leur chien ou leur chat, rappelle la directrice générale.
Enfin, elle ne néglige pas ce projet d’aménager un parc canin tout à côté de la SPAA, dont le terrain a déjà été défriché. «C’est un dossier à analyser… et un partenaire financier à trouver.»