Voici le plus vieux parc éolien du Québec à Cap-Chat en Gaspésie. Les maisons ont pris de la valeur depuis 15 ans. Photo: Yves Charlebois
On n’est jamais content
À tous les opposants au projet éolien dans la MRC de l’Érable, voici quelques observations.
Tous les endroits où seront érigées les éoliennes sont en zone agricole et forestière, c’est-à-dire que la majorité des propriétaires terriens tirent des revenus directement de leur propriété. Ceux qui vivent dans un rang de campagne sans vivre d’agriculture bénéficient d’un privilège.
Je suis l’un de ces privilégiés. Et je peux vous dire que, de chez moi, je verrai des éoliennes.
Mon devoir en tant que citoyen est de respecter les activités agricoles de mes voisins et de ne jamais leur barrer la route lorsqu’il est question qu’ils accroissent leur revenu. Dans ce cas-ci, les propriétaires terriens se partageront près d’un million de dollars par année pendant 20 ans. Si ce parc était sur des terres publiques dans le grand nord, il n’y aurait pas un sou ici.
Pour ce qui est de l’évaluation des propriétés, j’ai vérifié auprès de la greffière adjointe de la municipalité de Cap-Chat en Gaspésie, Mme Marielle Émond. Ils ont un parc éolien en plein coeur du village (voir photo) et ce, depuis 15 ans. L’évaluation municipale globale n’a pas diminué, elle a même augmenté. De plus, aucun citoyen n’a réclamé une révision à la baisse de son évaluation municipale relativement aux éoliennes.
Pour ceux qui craignent le bruit, sachez qu’une éolienne n’en fait presque pas. Je me suis promené, entre autres à Baie-des-Sables dans le parc éolien. Je m’attendais à entendre du bruit comme tout le monde le raconte, mais j’ai été surpris de constater que je n’entendais aucun bruit. Un ventilateur de table fait du bruit, mais pas une éolienne.
Ce parc va procurer du travail à 300 personnes lors de la construction et 30 emplois seront créés pour l’opération. Notons qu’à Saint-Ferdinand seulement, nous avons perdu 500 citoyens depuis les six dernières années parce que leur travail les oblige à s’expatrier.
L’école du village compte 147 élèves présentement. En septembre prochain, seulement 12 bouts de chou fréquenteront la maternelle. Pourquoi cette dévitalisation? C’est qu’il n’y a plus de nouveaux emplois à Saint-Ferdinand.
Ce que je comprends du référendum demandé, c’est de dire à quelqu’un qui veut investir 400 millions de dollars et offrir du travail qu’il n’est pas le bienvenu. C’est excellent pour les investissements futurs... Dites-vous qu’il faut des travailleurs pour payer les pensions de retraite privées ou publiques, les prestations de chômage, de CSST et autres services gouvernementaux.
J’espère de tout coeur qu’un jour au Québec il sera possible d’avancer, avant de devenir un pays du tiers monde.
Yves Charlebois
Saint-Ferdinand
christian lacerte
Commentaire mis en ligne le 14 février 2010m.Charlebois vous devriez vous informer au pres des vendeur immobilié ces eux qui sont le plus au courant.en passant vous qu'il faut des travailleur pour payé du chomage de la csst et autres services gouvernementaux on paye deja assez de taxes, de frais, d'interet de toutes sortes. et en plus si on ne paye pas d'assurance chomage et de csst ect. et bien on a pas le droit a ces revenus.