Le nouveau Regroupement s’oppose fermement à l’implantation de mégaprojets éoliens industriels sur le territoire de l’Érable et de l’Amiante et même à l’échelle des Appalaches. Photo : Jean Normandin
Contestation du projet éolien de l’Érable
Le Comité de citoyens pour une intégration réussie du projet éolien de l’Érable (CIRPÉÉ) vient de se dissoudre et a élargi sa base afin de créer une nouvelle entité qui porte le nom de Regroupement pour le développement durable des Appalaches.
Ses membres estiment nécessaire, légitime et vital de s’opposer fermement à l’implantation de mégaprojets éoliens industriels, tant sur le territoire de l’Érable avec le projet Les éoliennes de l’Érable que dans l’Amiante avec le Parc des Moulins de même qu’à l’échelle des Appalaches.
Par voie de communiqué de presse, le nouveau Regroupement laisse entendre que le modèle actuel favorise l’exploitation d’une énergie propre et illimitée, mais n’en maximise pas les retombées en plus de ne pas avoir une incidence marquée sur la revitalisation des territoires et de ne pas exercer un effet de levier réel sur l’économie de la région, ce modèle faisant en sorte que la plus grande part des profits migre à l’extérieur du Québec.
Dans une perspective de vrai développement durable, le Regroupement adhère à un modèle d’exploitation régional ou coopératif grâce auquel la collectivité gère le vent et l’eau comme des biens collectifs et demeure maîtresse des décisions, notamment en ce qui concerne le nombre d’éoliennes compatible avec un tel développement.
«Le modèle actuel provoque un grand nombre d’impacts négatifs majeurs sur les résidants notamment des problèmes de sécurité, de santé dû au bruit, de dégradation du paysage et de dévaluation foncière», indique l’un de ses membres, Claude Charron.
«Le Regroupement dénonce aussi tout le processus initial de ce projet; ventes sous pression et contrats secrets avec les propriétaires terriens, les municipalités et les MRC qui ont été mises devant le fait accompli et forcées de réglementer, sans information, sans outils, sans soutien et sans cadre de référence et qui devront se débrouiller avec ces installations exemptées de taxes et les obligations qui en découlent», d’ajouter un autre de ses membres, Pierre Séguin.
Les opposants au projet réitèrent leur croyance en un véritable développement durable pour la région et comptent proposer des solutions en accord avec ce principe tout en refusant l’implantation de projets éoliens industriels sur les territoires habités des Appalaches. Seuls les territoires non habités au nord de la vallée du Saint-Laurent sont susceptibles d’accueillir de tels projets, et ce, sur la base d’études beaucoup plus complètes quant aux éventuels impacts environnementaux.
Les membres du Regroupement pour le développement durable des Appalaches sont intimement convaincus que leur opposition à un tel modèle de projet éolien doit s’étendre à l’ensemble des Appalaches, car ils sont animés par le principe voulant «que les décisions que nous prenons aujourd’hui sont l’héritage que nous laissons à nos enfants».
Michel Roussel
Commentaire mis en ligne le 4 juin 2009La règlementation municipale est parfaitement réalisable et le cas de Sainte-Luce près de Rimouski en est la preuve. L'opposition au model actuel devra se faire au niveau provincial. Nous devons avoir une vue d'ensemble pour permettre que cette énergie soit développé correctement avec une acceptabilité social frisant la perfection.