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«La mort attendra» d’André Malavoy

Article mis en ligne le 28 mai 2009 à 11:54
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«La mort attendra» d’André Malavoy
Quinze ans après son retour de la Seconde Guerre mondiale, le

regretté André Malavoy a senti le devoir de porter témoignage. Son histoire révèle le désir de vivre d’un homme fait prisonnier par les Allemands en 1942, puis envoyé dans les camps avant d’être libéré, le 28 avril 1945.

Cette histoire, titrée «La mort attendra», d’abord publiée en 1961 et devenue best-seller, est rééditée ce printemps en format de poche chez TYPO.

André Malavoy y raconte les dessous de la guerre, alors qu’il était membre du réseau Johnny, un organe particulièrement actif de la Résistance. Une réalité peu connue qui a été celle de milliers de résistants faits prisonniers, dont la plupart ont été fusillés ou gazés.

De la prison de Fresnes, en France, au camp de Mauthausen, en Autriche, l’auteur relate sur le ton de la confidence comment il a échappé à la folie de l’isolement, en évoquant quotidiennement des souvenirs et en se remémorant des poèmes. Quelques coups donnés sur les murs ou des chuchotements échangés avec son voisin de cellule sont alors les

seuls moyens pour les prisonniers de communiquer entre eux, d’entretenir l’espoir.

Les chapitres se suivent et seuls quelques-uns présentent la vie de clandestin qu’a mené l’auteur comme homme-radio ou encore l’atroce réalité des camps où des prisonniers étaient utilisés comme sujets d’expériences médicales barbares et où certains d’entre eux,

par la « technique concentrationnaire » ont été obligés de tuer leurs femmes.

L’homme explique avoir été sauvé par le rire et la culture, «une distraction et un plaisir, mais surtout une défense, une parade».

«La mort attendra» se termine par texte inédit «La fin heureuse» où André Malavoy compare aux épreuves de la guerre les bonheurs que la vie lui a apportés.

André Malavoy (1915-2005) est arrivé au Québec en 1951 comme responsable des bureaux du tourisme français à Montréal. En 1956, il fondait l’agence Voyages Malavoy, qui existe toujours et qui a fait connaître la France et l’Europe à d’innombrables Québécois. En 2004, il a publié chez VLB éditeur ses Mémoires d’outre-Atlantique.

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