Le maire Roger Richard et bon nombre d’élus ont souhaité la bienvenue aux immigrants.
Victoriaville accueille ses immigrants
La Ville de Victoriaville avait choisi un lieu familial, le mont Arthabaska, pour souhaiter officiellement la bienvenue, mardi après-midi, aux 62 familles immigrantes arrivées au cours des derniers mois en provenance de 10 pays, soit le Cameroun, la Chine, la Colombie, l’Irak, le Paraguay, le Pérou, les Philippines, la République démocratique du Congo, la Tunisie et la Turquie.
Tour à tour, les immigrants ont reçu du maire Roger Richard un certificat honorifique en plus de signer le livre d’or de la Ville.
La cérémonie civique visait aussi à présenter aux nouveaux arrivants la ville et les services à la population.
La présence de plusieurs membres du conseil municipal, a souligné le maire Roger Richard, démontre l’importance pour la Ville d’accueillir ses immigrants. «À Victoriaville, nous sommes heureux de vous accueillir, a-t-il signalé. Pour diverses raisons, vous avez dû laisser vos racines et en faire un deuil pour venir ici. On est conscient du geste que vous avez posé. Ce choix, on espère que ce soit le bon.»
Dans ce pays de paix et de grande liberté, a précisé le maire, on déploie les ressources dans toutes les sphères d’activité pour favoriser le plus bel accueil possible.
Mais les personnes immigrantes ont tout de même d’importants défis à relever. «Le gros défi, c’est l’apprentissage de la langue, le français. On compte sur vous pour que vous fassiez des efforts pour qu’on puisse bien communiquer. L’autre défi, c’est de bien vous intégrer, que vous vous appropriez notre culture, de façon à mieux bénéficier de ce qu’on peut vous offrir», a expliqué Roger Richard.
Le maire de Victoriaville souhaite voir les immigrants s’installer à travers tous les quartiers de la Ville. «Nous voulons que vous partagiez notre langue, que vous fassiez des efforts pour vous intégrer, que vous soyiez des Victoriavillois à part entière pour nous aider à développer notre Ville, que vous soyiez heureux d’y être et d’y travailler», a-t-il conclu.
Arrivé à Victoriaville il y a plusieurs années, l’enseignant de profession Abdallah Ghazal a invité les immigrants à persévérer, à demeurer positifs malgré les difficultés rencontrées, et à apprendre le français. «La langue, c’est la clé, la porte d’entrée sur la communication, l’amitié et le marché du travail», a-t-il souligné.
La réussite passe aussi par la transparence. «En demeurant nous-mêmes, les gens apprennent à nous connaître et à nous aimer. On fait un pas, deux pas, puis la porte s’ouvre et on nous accueille», a confié M. Ghazal.
Deux étudiants de la polyvalente Le boisé, Jessica et son ami colombien Sebastian, ont commenté leur expérience en matière d’immigration.
«Ça a été difficile quand je suis arrivé parce que je ne parlais pas le français. Mon implication dans le club de football m’a permis de l’apprendre plus facilement», a-t-il raconté.
Aujourd’hui, il invite les immigrants à apprendre la culture québécoise. «C’est vraiment intéressant, nous devons apprendre à connaître les gens», a-t-il précisé.
Jessica affirme, elle, n’avoir eu aucun mal à accepter son ami colombien, ce qui n’a cependant pas été le cas avec ses autres amis. «Ils portent des jugements sans lui parler. Mais, moi, je n’ai pas changé d’opinion. Sebastian est mon ami, je l’accepte comme il est», a-t-elle commenté.
En fait, selon Jessica, il n’y a aucune différence. «Arrêtez de faire une différence, a-t-elle lancé. Ça ne vaut vraiment pas la peine. Dans le fond, il n’y a aucune différence. Il faut apprendre à connaître les gens, parler avec eux. Ce sont des gens drôles, gentils et sympathiques.»
La lecture de la chanson La langue de chez nous d’Yves Duteil par tous les participants a mis un terme à la cérémonie.
Chaque année, la MRC d’Arthabaska reçoit une centaine d’immigrants. «Depuis 2001, la MRC d’Arthabaska accueille quelque 85 réfugiés et entre 20 et 30 immigrants», a indiqué Luc Martel d’Immigration Québec.
Et en 2009, a-t-il fait remarquer, le Québec ouvrira ses frontières à 48 000 immigrants. «On les répartit dans 13 villes de façon à créer un noyau pour favoriser leur rétention en proposant différents services d’accueil et de francisation, entre autres», a mentionné M. Martel.