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Le «ras-le-bol» d'une infirmière auxiliaire

Article mis en ligne le 22 mai 2009 à 16:55
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Le «ras-le-bol» d'une infirmière auxiliaire
Les infirmières auxiliaires de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska se sentent lésées à la suite des propos tenus dans le journal du 17 mai 2009, dans l'article «Un ras-le-bol chez les infirmières auxiliaires en soins de longue durée».
Ça me désole de voir qu'en 2009, dans un secteur en pénurie comme celui de la santé, des gens en sont rendus à mendier un statut à temps complet, surtout quand on est entouré de personnes qui proviennent d'agences privées payées au double de notre taux horaire, en période de coupure budgétaire et de crise économique.

Malheureusement, je crois que cette réalité nous suivra encore plusieurs années, même si nous avons cru, à tort, qu'avec la fusion et une nouvelle convention collective dans un nouveau syndicat, notre sort serait légèrement amélioré. Foutaise et rêves envolés!

Infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires font partie, au niveau syndical, de la catégorie # 1. Les deux premiers titres d'emploi se sont vus bénéficier à des postes à temps complet, peu importe la date d'embauche ou l'ancienneté et ce, même pour les nouvelles embauches.

Pour nous, infirmières auxiliaires, bouche-trous, cheap labor, sous-fifres et autres qualificatifs, on nous «gratifis» d'un poste temps partiel, deux jours par semaine, convenu par le super décret de notre cher gouvernement provincial.

Notre syndicat nous prêche l'égalité pour tous, chaque personne est importante, bla bla bla. La belle affaire.

N'aurait-il pas été plus juste et nécessaire de négocier les mêmes privilèges pour les membres d'une même catégorie? N'aurait-il pas été plus simple et heureux de considérer les infirmières auxiliaires comme des membres à part entière au lieu «d'oublier» 270 membres qui paient les mêmes cotisations syndicales que les deux autres titres d'emploi?

Je suis infirmière auxiliaire depuis 2000. À l'embauche de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska, j'accumule huit ans d'ancienneté. La première année, j'étais disponible jours, soirs, nuits, toutes les fins de semaine, moins de 16 heures, préposée aux bénéficiaires. Sans garantie d'emploi, on me demande d'être à l'entière disponibilité de l'employeur ce qui veut dire que je ne peux travailler dans un autre établissement. La deuxième année, on m'oriente à l'entretien ménagé parce qu'il y peu de travail dans mon secteur d'emploi. Après quatre ans, j'obtiens un poste à temps partiel de deux jours par semaine, ce qu'avec le décret, toute nouvelle embauche obtient en débutant. J'ai encore un poste à temps partiel.

De 20e avant la fusion, je suis passée à environ 67e sur la liste des employés pour un poste à temps complet. Cette chère fusion a créé un tel chaos, tellement de tension, d'insatisfaction et de désagréments que je ne peux souhaiter qu'un miraculeux retour en arrière.

Donc, quand je lis les insatisfactions d'une infirmière auxiliaire de longue durée avec peu d'ancienneté se disant «mécontente» de sa condition de travail, que puis-je lui répondre? On est passé par là. Même encore aujourd'hui, nous sommes toujours au bas de l'échelle.

Il y a 15 à 20 ans, des gens ont choisi d'aller travailler en longue durée parce qu'il y avait plus de travail dans le secteur. Aujourd'hui, avec la fusion, bien facile de revenir en arrière et de retourner en courte durée. Doit-on payer pour le choix fait il y a quelques années, ne rien dire quand on ne peut plus gravir l'échelon et se laisser tomber en chute libre? Car pour nous, aucun filet.

À vous mes chers collègues de courte durée, qui, pour plusieurs, avez travaillé 20 ans comme TPO avant de vous «mériter» un poste, je vous dis : «Assoyez-vous sur vos postes. Ils font l'envie de plusieurs personnes car, paraît-il, les conditions sont meilleures à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska. «Welcome a bord».

J'en ai ras-le-bol de voir comment se fait la gérance de tout cela. Ras-le-bol de poser des questions sans réponse en retour. Ras-le-bol d'être sur une corde raide et me demander si demain je vais travailler. Ras-le-bol de me questionner sur ce qui va nous arriver. J'aurai probablement le temps de prendre ma retraite avant que les choses ne soient meilleures pour nous. J'aurai aimé mon travail, mais pour les conditions, on en reparlera…

Julie Beauchemin, infirmière auxiliaire

Saint-Albert

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Marie-Michelle

Commentaire mis en ligne le 5 juin 2009
Je pense que tu n'as pas bien compris le ras-le-bol des auxiliaire de longue durée,

Ce qu'elles deplorent c'est que les nouvelles embauches de HDA ait une garantie de 5 quart de travail , Pas que toi avec 8 ans tu aies cette garantie . LES NOUVELLES , Alors qu'en longue durée elles ont que 2 jours de garantie , Quand c'est censé etre fusionné. Ou est la logique la dedans ? Tu rentres a HDA tu as 5 jours , Tu rentres en CHSLD tu a 2 jours , et c'est le meme employeur , pour la meme ancienneté . Trouve la logique la dedans , Apres reviens pleurer.

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