Une bonne nouvelle pour l’OOAQ
L’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ), membre de la Coalition québécoise pour le dépistage universel de la surdité chez le nouveau-né, a le plaisir de saluer l’annonce du lancement d’un programme de dépistage universel de la surdité chez les nouveaux-nés faite le week-end dernier par Yves Bolduc, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec.
Cette annonce était attendue depuis plusieurs années. «Des projets pilotes existaient déjà dans certains établissements, mais cette mesure va permettre d’uniformiser les pratiques et de les étendre, a déclaré avec enthousiasme Marie-Pierre Caouette, présidente de l’OOAQ. Il y aura enfin une chance égale pour tous les nouveaux-nés du Québec.»
L’OOAQ tient à rappeler l’importance d’une identification précoce de la surdité, puisqu’une perte auditive sévère peut malheureusement passer inaperçue pendant une bonne partie de la petite enfance. Le premier indice est souvent le retard de développement de la parole après l’âge d’un an. Or, la privation auditive influence très tôt l’organisation du cerveau. En plus des problèmes de communication, elle occasionne un manque de stimulation qui entrave le développement des apprentissages et cause de l’isolement social.
«Nous réitérons au ministre Bolduc notre entière collaboration dans la mise en œuvre de ce programme. Il est essentiel que les audiologistes, spécialistes de la question, soient associés au processus, insiste Mme Caouette. Nous allons continuer de faire les efforts nécessaires en collaboration avec les établissements de santé, afin que les ressources soient accessibles partout au Québec.» Le nombre d’audiologistes est en croissance au Québec, et le nombre de finissants à la maîtrise en audiologie a quintuplé durant la dernière décennie.
L’OOAQ, qui souligne le mois de l’ouïe et de la communication, encourage le ministre à poursuivre ses efforts en matière de santé auditive. «Le dépistage universel de la surdité chez les nouveaux-nés constitue un pas de géant en matière de santé publique, affirme la présidente. Cependant, il faut aussi agir afin de préserver l’audition des enfants.» En effet, l’OOAQ, qui tenait récemment une cinquième Journée sans bruit, rappelle que les nouvelles réalités entourant les habitudes d’écoute de la musique amplifiée chez les enfants et les adolescents qui font usage de lecteurs de musique MP3 dès l’âge de six ans font des ravages.
La présidente rappelle qu’un groupe de scientifiques québécois, en collaboration avec l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), travaille depuis 2005 sur la préparation d’un avis portant sur la pertinence d’adopter une politique publique québécoise de lutte contre le bruit.